mercredi 22 février 2017

ELO#267 - Histoires populaires

22 février 2017

J'aime bien l'Histoire racontée par des formes d'expression populaires, la musique ou la bande dessinée par exemple.

-Par exemple avec le super site Histgeobox, une petite histoire de la musique Afro-Cubaine, et donc des relations entre Cuba et l'Afrique:

Cuba en Afrique, une odyssée musicale
L'Histgeobox, le 7 décembre 2016
http://lhistgeobox.blogspot.ca/2016/12/317-cuba-en-afrique-une-odyssee-musicale.html

Avec une super playlist:
-Par exemple avec le site Cases d'Histoires, une petite histoire de la représentation des Gitanes dans la bande dessinée, et donc dans l'inconscient collectif, des discriminations, des préjugés, et des stéréotypes:

La Gitane, exploration d’un stéréotype en bande dessinée
Lucie Servin, Cases d'Histoire n°1, le 13 avril 2015
http://cdhlemag.com/2015/04/la-gitane-exploration-dun-stereotype-en-bande-dessinee/

Sujet qui n'est pas que de l'histoire ancienne:
Les filles vont moins en prison… sauf si elles sont Roms
Street Press, le 7 Février 2017
http://www.streetpress.com/sujet/1486463469-prison-filles-roms

-Mais aussi avec Jef Klak, l'arrivée des premiers héros Noirs dans la bande dessinée américaine:

Super Pouvoir Noir
Casey Alt, Jef Klak, le 15 mai 2015
http://jefklak.org/?p=3600
1966, le mouvement Black Power est en pleine ébullition, le Black Panther Party vient de se créer et le premier super-héros noir apparaît dans les strips de Marvel Comics. « T’Challa, la Panthère Noire » évolue dans le Wakanda, nation africaine indépendante au développement technologique avancé. Les Noirs représentés au sein de cette Black Nation fictionnelle sont médecins, hommes politiques ou simples soldats pour le plus grand bonheur des jeunes lecteurs désireux de bousculer les représentations. Malgré les diverses tentatives de Marvel Comics pour en affaiblir la dimension politique, la Panthère Noire et le Wakanda ont porté haut les couleurs de la communauté africaine-américaine, comme en attestent les courriers des lecteurs, témoins de cette lutte symbolique au sein de la culture populaire des années 1960-70.

A ce sujet, la mémoire des Black Panthers continue de vivre sa vie, avec des choix parfois contestés, comme le montre ce petit reportage sur Arte avec Spike Lee, Fredrika Newton et David Hilliard:

Des Black Panthers en noir et blanc
Arte, youtube, le 27 janvier 2017
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L'UPop
J'ai été sélectionné par l'UPop (l'Université Populaire de Montréal) pour donner 4 cours sur le thème de "Musique et Politique" ou, plus précisément: Une histoire populaire en chansons!

Ces "cours" auront lieu tout le mois de mars et début avril (un mercredi sur deux, à 19h), au Café L'Artère (7000 avenue du Parc, M° Parc), et donneront l'occasion d'écouter de la bonne musique en abordant des sujets graves comme l'immigration, l'histoire populaire, des histoires de révolutions et d'oppressions.

Exceptionnellement, les semaines où je donnerai cours, je publierai ma chronique le lendemain, soit les jeudis 2, 16 et 30 mars, ainsi que le 13 avril, afin d'y mettre en ligne mon cours, c'est à dire la playlist et les notes de cours.

On commence donc mercredi prochain 1er mars 2017 avec des Chansons d'Immigration et avec Ya Rayah...
https://www.facebook.com/events/418165561854842/

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Musiques de partout

 

D'Angleterre, Omar Kamal, dit le Frank Sinatra palestinien, Nancy With The Laughing Face (2014)

Des Etats-Unis, avec le retour de A Tribe Called Quest, We The People (2016):

De Chine, la pianiste classique Yuja Wang, qui jazzifie Mozart (La Marche Turque, 2016):

Ou qui classifie Astor Piazzola (Libertango, 2016):

De France, le nouvel album de Sidi Wacho en téléchargement gratuit ici:
http://www.sidiwacho.com/

De France encore, une demi heure avec Martial Solal et les frères Moutin en Allemagne en 2007:

Et retour aux Etats-Unis avec l'une de mes versions instrumentales préférées de Summertime, celle de Tal Farlow en 1969...
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Le batteur le plus célèbre de James Brown, Clyde Stubblefield, vient de mourir. Célèbre parce qu'il avait fait le fameux break de Funky Drummer et n'avait jamais touché un centime dessus, alors qu'il a été samplé des centaines de fois.

Pourtant à la grande époque de James Brown, il avait toujours deux batteurs, Clyde Stubblefield et Jabo Starks (voire trois sur la photo ci-dessus!), et c'est ça qui donnait ce son si gros, et en même temps plein de subtilités.

Vous lirez sûrement qu'il avait été élu 2ème meilleur batteur de tous les temps en 2014 (en même temps le premier, c'est feu John Bonham (de Led Zeppelin), et c'est le seul noir dans le top 10...). Mais Clyde était le batteur préféré de Prince, et il était devenu fauché à la fin de sa vie. Ne pouvant plus payer le médecin, c'était Prince qui avait réglé la facture. Ca lui avait permis de gagner quelques années de plus, mais la grande faucheuse a fini par l'emporter...

Allez on se la refait en entier: Funky Drummer (1969)...
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Psikopat

Mes dernières publications dans le Psikopat:

Juillet 2016: Comme les Mayas, vivons inégaux en attendant la mort... (et prédisons la fin du monde)


Octobre 2016: La décadence

Novembre 2016: La grandeur de la France

Décembre 2016: Le testament de 2017 (un cauchemar)

Janvier 2017: Peste, choléra ou brochet (ode à l'abstention)

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