Sinon, vous connaissez Scarecrow? Du blues-rap en français, pas trop mal...
Lonely Hope Blues:
The Well:
Evil and Crossroads:
All, Now:
Dans Mes Poches:
Et Bia? Une chanteuse québéco-brésilienne qui traduit parfois du brésilien en français, comme ici Teresinha de Chico Buarque qui devient Dans mon coeur, ou de français en brésilien, comme L'Eau à la Bouche de Serge Gainsbourg qui devient ici Agua Na Boca...
Enfin, dans les dernières sorties, un duo entre Al Jarreau et Dr. John sur un morceau de George Duke, You Touch My Brain, et le dernier single de Frank Mc Comb, Soulmate...
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Actualité
François Hollande participe à la guerre en Irak en 2014 alors que Jacques Chirac l'avait refusée en 2003? Et en plus sans aucun mandat de l'ONU? C'est quoi son excuse? Ah oui, qu'il est aux cotés de Barack Obama, Prix Nobel de la Paix; Et aussi qu'il a fait le mariage pour tous...
Attaque sur la bande de Gaza: l'ambassadeur de Palestine au Sénégal organise une riposte sur les produits Israéliens
Mon panier commence à fuir à nouveau,
Je veux encore ouvrir ma bouche,
Je chante, je parle, ma bouche est comme un panier qui fuit
Je suis inquiet
Ils veulent me faire chanter sur la prison
Ils veulent apprendre sur la vie en prison
Le temps que j'étais en prison, je l'appelle «monde intérieur»
Le temps que j'étais hors de la prison, je l'appelle «monde extérieur»
Un monde fou, ce monde extérieur
A l'extérieur, la police
A l'extérieur, les soldats
A l'extérieur, la cour
A l'extérieur, le magistrat
A l'extérieur, le juge
Un monde fou
A l'extérieur, Buhari (le chef de l'Etat nigérian qui a mis Fela en prison)
Un animal dans la peau d'un homme fou
A l'extérieur, Idiagbon (le chef d'état-major nigérian)
A l'extérieur, on me trouve coupable
A l'extérieur, ils me jettent en prison pour cinq ans
Je n'ai rien fait
A l'extérieur, ils tuent des étudiants
Soweto, Zaria, et Ife (plus de 600 étudiants tués en Afrique du Sud)
Un monde fou
A l'extérieur, tout cela se produit
Un monde fou
Avez-vous entendu parler de la guerre contre l'indiscipline?
Le gouvernement nigérian déclare: "Mon peuple est inutile, mon peuple est insensé, mes gens n'ont pas de discipline"
Je n'ai jamais entendu ça de la part d'un gouvernement
Ils parlent comme ça
Quel genre de discours est-ce?
Parler fou
Même un animal ne parle pas comme ça
De nombreux dirigeants comme vous les voyez
Sont sous un déguisement différent
Un animal dans une peau humaine
Un animal avec une cravate
Un animal avec une robe
Un animal avec un costume
Ces dirigeants se déguisent
Ils organisent des rencontres partout, ils atteignent l'Amérique
Ils appellent cet endroit, les «Nations Unies»
Écoutez une autre conversation animale
Sont-ils unis à l'intérieur des "Nations Unies"?
Qui est-ce qui s'unit pour les «Nations Unies»?
Pas Thatcher et l'Argentine
Pas Reagan et la Libye
Pas Israël contre le Liban
Ni l'Iran contre l'Irak
Ni l'est du bloc de l'Ouest contre l'ouest du bloc de l'Est
Ce ne sont pas des Nations Unies
Un droit de veto est égale à 92, ou plus
Quel sens est-ce que cela fait? Aucun sens pour les animaux
Ils organisent des rencontres, ils commencent à taquiner les êtres humains
Ne recommencez pas ce bavardage d'animaux
Donnez-leur des droits humains
Comment les animaux savent-ils que je ne suis pas né comme un esclave?
Comment les animaux savent-ils que la traite négrière est passée?
Ils veulent anéantir nos droits de l'homme
L'animal doit parler à des êtres humains
Donnez-leur des droits humains
Entendez moi: les droits de l'homme sont ma propriété
Donc vous ne pouvez pas anéantir ma propriété
Certaines personnes disent, "Pourquoi parlent-ils comme ça"
Ne parlez pas comme ça, ils vont me mettre en prison
Ils parlent au Premier ministre Botha (d'Afrique du Sud)
Il dit, "ce soulèvement fera ressortir la bête en nous"
Botha est ami avec Thatcher et Reagan
Botha est ami avec d'autres dirigeants aussi
Et ensemble, ils veulent anéantir nos droits de l'homme
Ces animaux veulent anéantir nos droits de l'homme
Ces animaux ne peuvent pas anéantir mes droits de l'homme
Ces animaux ne peuvent pas anéantir nos droits de l'homme
Les bêtes d'aucune nation, dans une mauvaise société
Les bêtes d'aucune nation
-------------------------------------- L'horreur à nos portes...
Quand on voit ce qu'ils risquent et quand on voit la vie de merde qu'on
leur fait vivre ici. Quand on voit le pays de merde dans lequel on vit
et le paradis que pourraient être les pays dont ces gens là viennent. On
se dit qu'ils souffrent vraiment de la quintuple peine: c'est NOUS
(occidentaux) qui avons pourri leurs pays; c'est NOUS qui les poussons à
venir chez nous chercher un peu de survie au risque de mourir pendant
le voyage; c'est NOUS qui exploitons leur sueur; c'est NOUS qui les
traitons comme de la merde; et c'est NOUS qui les renvoyons chez eux,
avant que ça ne recommence...
Sinon, vous cherchez du boulot? Voici le métier d'avenir que vous propose le gouvernement: http://experience.devenirsurveillant.fr/
------------------------------------------ Musique
Joe Sample, pianiste jazz soul des Crusaders, compositeur et auteur du solo dans le tube de Randy Crawford, Street Life, est mort ce week-end. Ici, il raconte un épisode de sa vie dans Tales, de Marcus Miller.
Mi Amigo Cubano, le nouveau morceau de Raul Midon, co-écrit avec Bill Withers et ici avec Marcus Miller à la basse, en audio seulement.
1-11 octobre 2014, Centre Wallonie Bruxelles, 46 rue Quincampoix, P4: Festival Francophonie Métissée avec entre autres: Le 9 octobre à 18h30: La Trilogie des Amours, de Laurence Attali Le 10 octobre à 20h30: Président Dia, de William Mbaye Ousmane, et Lettre à Singhor, de Samba Félix N’Diaye http://www.cwb.fr/programme/festival-francophonie-metissee
Février 2014, 99 dessinateurs de bande dessinée de 20 pays, dont 4 vainqueurs du Grand Prix d'Angoulême (Baru, Muñoz, Schuiten et Tardi), signent une lettre au directeur du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2014, pour protester contre le partenariat entre le Festival et l'entreprise israélienne Sodastream installée dans les territoires palestiniens occupés.
Si vous êtes dessinateurs, illustrateurs, scénaristes ou professionnels de la Bande Dessinée, envoyez vos signatures mais aussi des dessins en solidarité avec la Palestine (à sodastreamdegage@gmail.com ), allez sur le stand BDS France au Village du Monde, sur l'avenue Che Guevara, et sur la nouvelle page facebook : https://www.facebook.com/sodastreamdegage
Vendredi 12 septembre 18h30 Village du Monde: Soirée Palestine 21h Grande Scène: Massive Attack
Samedi 13 septembre 15h Village du Livre: Carte blanche à HK 17h30 Grande Scène: Une heure pour la Palestine, avec Kery James, Médine, HK, Saidou et Gaza Team 19h Grande Scène: IAM
Dimanche 14 septembre 17h Grande Scène: Bernard Lavilliers
Et tous les jours, à l'Agora, une grande exposition d'affiches pour Gaza
Médine, Gaza Soccer Beach, sorti le 27 août 2014, au profit de l'association palestinienne Nawa For Culture and Arts Association (NCAA), basée à Deir el-Balah (Gaza).
--------------------------------- Mes chroniques dans le Psikopat:
Décembre 2013: Intégration et Communautarisme
La NSA, la seule agence gouvernementale qui vous écoute vraiment
Le Rom errant
Janvier 2014: La NSA, la seule agence gouvernementale qui vous écoute vraiment (suite)
Le racisme anti-blanc
Février 2014: Quelle honte... (les alliances de la France de Hollande)
Mai 2014: La mode capillaire
Juillet 2014: Lendemain de cuite (l'Europe fonce dans le mur: un cauchemar)
Qui est-ce qu'on va tondre? (quels chanteurs ont soutenu l'apartheid?)
Même si la tragédie de Gaza est la plus symbolique de cet été, un coup d'oeil sur le sommaire du Diplo de septembre fout les boules: c'est vraiment la merde partout:
Syrie/Irak: Etat islamique, un monstre providentiel Egypte: Au Sinaï, une « sale guerre » qui ne dit pas son nom Russie/israel: Entre Moscou et Tel-Aviv, une étrange lune de miel Ukraine: Dilemme pour les miliciens ukrainiens Chine: En Chine, colère cherche syndicats Europe/Reste du monde: Cinquante Etats négocient en secret la libéralisation des services Europe/Afrique: Le baiser de la mort de l'Europe à l'Afrique Europe/Capitalisme: Ni pause ni doutes pour les partisans d'une Europe fédérale
La Campagne internationale de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) fait le point sur les artistes qui, tous domaines confondus, participent au boycott culturel des institutions israéliennes.
Comme à chaque reprise des bombardements sur Gaza, de nombreux musiciens ne veulent plus voir leur image tachée de sang et préfèrent annuler leurs concerts en Israël. Sans aucun commentaire politique, Neil Young, Paul Anka, Lana del Rey, Cee Lo Green, Wyclef Jean, Kelis, Femi Kuti, Terence Blanchard et les groupes Backstreet Boys, America, Megadeth ou Brian Jonestown Massacre ont annulé leurs visites prévues cet été, pour un total de pertes de 15 millions d’euros (18 millions de francs suisses) pour les promoteurs israéliens (1). Seule Sinéad O’Connor, qui avoue avoir reçu des promoteurs israéliens des propositions financièrement très avantageuses, a eu le courage d’affirmer sa sympathie pour le sort des Palestiniens, et d’accompagner son refus d’une demande de sanctions sur les autorités israéliennes (2).
Le silence habituel des artistes est le résultat des tentatives grandissantes de criminaliser la campagne de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël. En effet, les musiciens craignent les conséquences financières qu’une annulation pour motifs politiques peut leur faire encourir. Des pressions se sont également exercées sur celles et ceux qui ont exprimé, sur leurs pages web ou leurs comptes twitter, leurs émotions face aux massacres à Gaza (Mia Farrow, Madonna, Rihanna, Anoushka Shankar, John Legend, Bryan Adams, Ayelet Waldman, Selena Gomez, Zayn Malik...). Souvent suivies de réponses haineuses, d’injures ou de menaces, les artistes ont parfois été conduits à retirer leurs messages d’internet (3).
On ne peut alors qu’admirer l’intégrité et l’abnégation de ceux qui prennent la peine de s’exprimer sur le sujet en faveur des Palestiniens. Cette année encore, on a retrouvé les habitués du genre, comme Massive Attack, Roger Waters, Peter Gabriel, Brian Eno, Ken Loach, Angela Davis, Naomi Klein, Eduardo Galeano ou Henning Mankell. Ils ont été rejoint par Eddie Vedder, du groupe Pearl Jam, qui s’en est pris à l’armée israélienne pendant un concert (4), ou par Krist Novoselic, ancien bassiste du groupe Nirvana, qui l’a soutenu dans une lettre publiée sur son site web à la suite des réactions hostiles. Une vidéo montée par le collectif Freedom For Palestine a rassemblé une quarantaine de personnalités pour soutenir la Palestine, dont certaines inattendues, comme le rappeur Chuck D du groupe Public Enemy, les réalisateurs Jonathan Demme et Mira Nair, ou les auteurs Tony Kushner et Eve Ensler (5).
Des pétitions plus classiques ont recueilli les signatures des musiciens Nick Cave, Michel Bühler, Pascal Auberson, Serge Teyssot-Gay ou Silvio Rodriguez, des chorégraphes Gilles Jobin et La Ribot, mais aussi de nombreux artistes de cinéma comme le réalisateur espagnol Pedro Almódovar, le couple Javier Bardem et Penelope Cruz (diffamé au point de devoir contester par voie de presse l’accusation d’antisémitisme) ou encore les Suisses Jean-Luc Godard et Alain Tanner (6), le Finlandais Aki Kaurismäki, l’Iranien Asghar Farhadi, le Coréen Park Chan-Wook...
A la suite de la campagne, l’an dernier, contre le sponsoring du Festival de bande dessinée d’Angoulême par la société israélienne Sodastream, les dessinateurs et graphistes sont également en pointe de la solidarité avec la Palestine. Ainsi, outre les dessinateurs Zep et Cosey, signataires de la déclaration de solidarité des 600 acteurs culturels de Suisse avec la Palestine, le projet américain Handala Has a Posse (7) offre des dessins à la campagne BDS, et le projet français Humaginaire (8) publie des affiches de solidarité avec Gaza. Enfin, un collectif français est né, Artistes pour la Palestine, qui vise lui aussi à mettre des œuvres à la disposition ou au bénéfice du mouvement de solidarité avec la Palestine (9). Parmi les premiers signataires de ce manifeste, on trouve le peintre Ernest Pignon-Ernest et le dessinateur Jacques Tardi.
La plupart des demandes de ces musiciens, cinéastes ou dessinateurs ne visent que le respect du droit international, la fin des bombardements et du blocus sur Gaza, l’arrêt de livraisons d’armes à Israël par les gouvernements occidentaux et, plus généralement, la fin de l’occupation qui rend impossible toute solution juste à long terme. Elles visent également à convaincre leurs collègues artistes de rejoindre le boycott culturel des institutions israéliennes, de préférence en s’exprimant publiquement sur le sujet de la Palestine. Mais même silencieuses, ces annulations en masse ne peuvent que faire réfléchir les artistes qui reçoivent des invitations à jouer en Israël: mieux vaut les décliner aujourd’hui plutôt que d’avoir à les annuler péniblement plus tard. C’est également ainsi que progresse la campagne de boycott culturel d’Israël: comme une lame de fond (10).
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Musique et Gaza
Le premier morceau composé pour Gaza 2014, intitulé Boycott Israel, est l'oeuvre du rappeur vétéran Norvégien Don Martin, avec pour invités le rappeur Péruvien-Americain Immortal Technique, Eltipo Este de Cuba, le Sud-Africain Tumi et le Français Tonto Noiza, chacun chantant dans sa langue. A la fin, on entend l'extrait d'un discours de la célèbre écrivaine indienne Arundhati Roy, prononcé en septembre 2002:
Et d'autres:
La Palestine Pleure du Sang, par SLM, un petit groupe de rap francais:
Nakba, par Hamza, un jeune et talentueux rappeur de Lille:
Raise Your Head High, par Mohamed Assaf, le jeune chanteur de Gaza devenu superstar internationale après voir gagné le concours télévisuel Arab Idol, puis être devenu ambassadeur de bonne volonté de l'UNRWA:
Climbing Fences: The Occupation Song, par Sonia Montez:
Mort de Samih el-Qasim, le 19 aout dernier. Moins connu que Mahmoud Darwish, il a aussi donné des poèmes qui ont contribué à soulever les foules en faveur des Palestiniens, aidé par leurs mises en musique, souvent par Marcel Khalife. Ainsi, son poème Muntasib al-Qamati Amshi est un véritable hymne, plus connu sous le nom Ana Amchi (Je Marche), qu'on trouve sur l'album Dreamy Sunrise de Marcel Khalife (1985):
Dans ma main un rameau d'olivier et sur mon épaule mon cercueil
Comme j'ai marché et marché, mon coeur est une lune rouge
Mon coeur est un jardin plein de lycium et de basilic
Mes lèvres sont un ciel où il pleut parfois le feu et parfois l'amour
Un autre, qui résonne si fort qu'il semble provenir directement de Gaza, Rubbama (Peut-être), plus connu sous le nom Saoukawem (Je résisterai), chanté par Julia Boutros (je n'ai pas trouvé de vidéo):
Je résisterai
Tu me dépouilleras peut-être du dernier pouce de ma terre
Tu jetteras peut-être ma jeunesse en prison
Tu éteindras peut-être toute lumière dans ma vie
Tu me priveras peut-être de la tendresse de ma mère
Tu pilleras peut-être l'héritage de mes ancêtres
Tu brûleras peut-être mes poèmes et mes livres
O ennemi du soleil
Je jure que je ne marchanderai pas
Et jusqu'à la dernière pulsation de mes veines
Je résisterai.
Et un dernier: Mort, je ne t'aime pas
Mort, je ne t'aime pas
Mais je ne te crains pas
Et je sais que mon corps est ta couche
Et mon esprit ton couvre-lit
Je sais que tes berges me sont étroites
Mort, je ne t'aime pas
Mais je ne te crains pas.
Lire aussi cet article:
« Mort, je ne t'aime pas » - dernier poème de Samih al-Qasim
Patrick Strickland, The Electronic Intifada, le 26 août 2014
Le film (Get On Up) sort à la fin du mois de septembre, mais je l’ai vu en avant-première, et je dois dire que j’ai été très déçu. Les décors et les costumes sont magnifiques, mais le scénario et les dialogues ne sont pas très bons, un peu caricaturaux, à l’américaine, avec trop d’importance donnée à des détails de sa vie privée rendus parfois artificiellement sensationnels.
Musicalement en revanche, c’est un plaisir, avec la plupart des scènes de concerts historiques doublées par la voix de JB lui même, mais il y a quelques morceaux de gospel où il est (très bien) doublé par la voix de Lee Fields. A propos de stars de la musique, c’est Dan Aykroyd qui joue son manager, Jill Scott qui joue la femme de JB, Aloe Blacc l’un de ses guitaristes et Dexter Allen l’un de ses bassistes…
Reprise de Janelle Monae et Stevie Wonder, I Feel Good:
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Autres musiques
Morts en juillet du guitariste de blues Johnny Winter et en août, dans un tout autre genre, de Pierre Vassiliu. Pour la peine, on s'écoute En Vadrouille à Montpellier qui, à l'époque, était sorti en 45 tours, mais pas sur un album. Et correction pour le mois dernier, ce n'est pas Teenie Hodges mais Skip Pitts qui jouait sur le disque de Bernard Lavilliers...
Fontella Bass et Bobby McClure, Don't Mess with a Good Thing (1965):
Al Green avec... Sacha Distel, A Shadow of her smile (1973):
Ne reculant devant aucun sacrifice, votre chroniqueur préféré est allé jusqu'à Montréal pour faire un compte rendu du concert d'Aretha Franklin un peu plus précis que celui qui en a été fait par la plupart des journalistes (contrairement à ce que beaucoup écrivent, elle n'a pas chanté The House that Jack built!)...
Le concert commence à 20h30, après une première partie médiocre assurée par le Dizzy Gillespie All Star Band, avec une Aretha en grande forme physique (elle a minci) et vocale qui se lance dans un Higher and Higher de Jackie Wilson, accompagnée d'un groupe de 20 musiciens (toujours dirigés par HB Barnum) qui laisse augurer d'une belle soirée.
Elle enchaîne avec une très belle version de Angel, et puis arrive la première déception de la soirée...
J'ai du mal à comprendre ce qui se passe (j'ai une hypothèse que je partagerai avec vous en fin de message): elle a un groupe de 20 excellents musiciens, mais elle n'a pas de choristes. A ce moment du concert, elle lance donc... une bande playback de Jump to It (avec groupe au grand complet ET les choeurs pré-enregistrés)!!! C'est bien elle qui chante par dessus la bande, mais bien entendu c'est 100 fois moins bien qu'avec un groupe, la dynamique et la synchronisation sont imparfaites, l'implication est réduite... La plupart des journalistes ne s'en rendent pas compte, et pourtant les musiciens, en particulier le bassiste et le batteur, ne font même pas semblant de jouer, à part quelques uns dont je ne sais pas s'ils font 100% semblant ou s'ils rajoutent quelques notes à la bande son pré-enregistrée.
Après cette douche froide, elle enchaîne deux morceaux issus de BO de films sur lesquelles elle a travaillé: Waiting to Exhale et Sparkle (les morceaux sont donc It Hurts Like Hell et Something He Can Feel). Musicalement faibles bien qu'accompagnées par l'orchestre, Aretha continue néanmoins de m'impressionner par sa voix.
Deuxième douche froide: le guitariste entame l'intro inimitable de Chain of Fools. Aretha demande: "cela ne vous rappelle rien?"... avant de lancer, à nouveau, une "piste pré-enregistrée", et ce classique est aussi joué en "mode playback" (attention, pas la voix d'Aretha, mais la bande son des musiciens et des choristes derrière elle, comme une vulgaire chanteuse de supermarché. A $100 la place quand même, un beau cadeau d'anniversaire, on attendait mieux... Cette fois ci les journalistes ne peuvent pas ne pas s'en rendre compte puisque la bande son ne commence même pas au bon moment et que le technicien doit s'y reprendre a deux fois. Néanmoins, la plupart des journalistes croiront qu'il n'y a que les choeurs a être pré-enregistrés, alors que je vous certifie que les autres instruments le sont aussi...
C'est l'heure de l'entracte et Aretha sort se changer pendant que l'orchestre joue une musique de Stevie Wonder, puis débute Happy, de Pharell Williams. Elle revient alors sur scène pour en chanter un couplet.
Elle enchaîne cette fois ci avec Old Landmark... mais a nouveau en "mode playback"! A la fin du morceau, alors que le son baisse sur la bande (!!!), le vrai groupe enchaîne et prolonge le morceau pendant de longues minutes, pendant lesquelles Aretha se lance dans un prêche gospel. Prêche assez émouvant où elle parle du pronostic (non précisé) que lui ont fait les médecins il y a quelques années. Pronostic auquel elle n'a pas voulu croire: elle leur a dit qu'ils se trompaient, qu'ils ne la connaissaient pas, et que ça ne se passerait pas comme ça. Et puis elle est retournée à l'hôpital quelques années après et, miracle: "what they saw on the cat scan then was not there anymore", alleluyah. Je le dis sans moquerie, le prêche gospel correspondait bien à la teneur de ce qu'elle racontait, et ça venait du coeur, contrairement à la plupart des phrases toutes faites qu'elle récitait parfois entre les chansons...
Elle enchaîne ensuite, peut-être un peu trop vite après cette séquence émotion, avec I Never Loved a Man, cette fois ci en "mode orchestre", puis avec Till You Come Back to Me, encore en "mode playback", où la fatigue commence pour la première fois à se faire sentir.
Après un deuxième faux départ de la bande playback qui annonce que le prochain morceau sera Think, elle préfère se mettre au piano pour un morceau (un seul malheureusement, alors que d'habitude c'est le meilleur moment du concert!), peut-être pour se reposer un peu. Toujours aussi divine au piano (à mon goût), elle consacre cette pause à la mémoire de Whitney Houston (je n'ai pas entendu de mention de Bobby Womack), en jouant I Will Always Love You avec des photos kitch de Whitney qui défilent sur un écran sur scène.
Comme annoncé, c'est bien Think, en "mode playback" qui suit, suivi de Freeway of Love en "mode orchestre".
C'est la première fin du concert, mais l'orchestre continue sur un instrumental de Rock Steady en attendant qu'Aretha revienne pour le rappel attendu de Respect, en "mode orchestre", c'est a dire toujours sans choristes, ce qui est bien dommage sur ce morceau!
Elle sort, alors que l'orchestre continue sur un instrumental d'un morceau que je ne connais pas, du style Broadway, mais elle revient saluer et chanter un couplet de ce morceau. Avant de retourner dans les coulisses, elle... jette sa perruque au public, comme pour révéler à moitié le mot tabou, le grand C...
Pendant qu'elle est dans les coulisses et que l'orchestre continue de jouer, on comprend qu'il n'est pas clair pour les musiciens si elle veut continuer de chanter ou terminer le concert. Ils s'arrêtent donc de jouer avant que, pour la dernière fois, une bande son soit lancée par les techniciens, pour qu'Aretha chante sa dernière chanson, The Way We Were... depuis les coulisses!!!
Donc voilà. 18 morceaux, dont 6, mais pas les moindres, en "mode playback": quel intérêt? Cela ne "l'économise" pas puisqu'elle continue à fournir l'effort de chanter pendant que ses musiciens se reposent. Elle ne peut pas se payer 3 choristes de plus? Les musiciens présents ne pouvaient pas apprendre les 6 partitions supplémentaires de ces 6 classiques? Après le concert, j'ai croisé trois musiciens d'Aretha Franklin, et je les ai entendu parler... en québécois! Est-ce cela l'explication? Est-ce qu'elle ne voyage pas (ou en tout cas pas cette semaine) avec un groupe au complet, qu'elle engage sur place une partie des musiciens qui, à la dernière minute, ne peuvent pas apprendre 18 morceaux, en apprennent 12 et se font remplacer par une bande son pour les 6 autres? C'est scandaleux, mais ce serait au moins une explication rationnelle. Sinon, je ne comprends toujours pas. A l'issue du concert, les articles de journaux mentionnent les choeurs pré-enregistrés à deux occasions, mais peu de journalistes et peut-être peu de spectateurs se sont rendu compte qu'il n'y avait pas que les choeurs de pré-enregistrés, que le subterfuge s'est reproduit à 6 reprises, et pas seulement les 2 fois où la bande a commencé trop tôt, ce qui donne raison a Aretha: pourquoi se faire chier pour un public de sourds...
Quel dommage néanmoins. C'est d'autant plus frustrant que c'est la grande Aretha et que, physiquement et vocalement, c'est la meilleure performance que j'ai vu d'elle (à Montréal il y a 6 ans, le set au piano était fantastique, mais le reste était poussif, et à Boston il y a près de 20 ans, tout était de la guimauve, je n'ai jamais eu la chance de la voir avant)... Il n'aurait donc pas fallu grand chose pour qu'il soit génial...
NB: apparemment le lendemain elle a joué à Ottawa en fin de journée et en plein air, et on retrouve les mêmes commentaires:
Horace Silver. Grand pianiste et compositeur de morceaux de jazz teintés de soul, pour lesquels il écrivait toujours des paroles, bien qu'elles n'étaient quasiment jamais chantées, sauf lors de reprises par d'autres!
L'énorme Bobby Womack, malade mais programmé pour jouer à Paris cet été, ne viendra finalement pas. Pour se remémorer Bobby Womack, un article et quelques photos:
Après lui, quels géants de la soul restent vivants? Aretha Franklin, Tina Turner, Diana Ross, Sam Moore, Al Green, Stevie Wonder? Qu'ils chantent encore longtemps!
Avec: Marine Le Pen (Katerine), Les loups (Serge Reggiani), J'préfère cent fois (Sinsemilia), Le bruit et l'odeur (Zebda), Le quotidien (Ridan), Lily (Pierre Perret & Les Ogres de Barback), Un jour en France (Noir Désir), Nuit et Brouillard (Jean Ferrat), Amis dessous la cendre (Serge-Utgé-Royo), Voilà, voilà, que ça recommence (Rachid Taha), La Bête (La Tordue), Né quelque part (Maxime Le Forestier), L'aziza (Daniel Balavoine), Le métèque (George Moustaki), Amstrong (Claude Nougaro), Ma ville est malade (Massilia Sound System), Hexagone (Renaud), Le temps ne fait rien à l'affaire (Georges Brassens), Ces gens-là (Jacques Brel), The Trial (Pink Floyd), La jeunesse emmerde le Front National (Béruriers noirs), Halte au front (Les Sales Majestés), "Pas de pleurs, pas de peur" (Pavlos Fyssas alias Killah P), Intro + Ni oubli ni pardon (Sang Mêlé, Mixtape AFA Paris-Banlieue, inclus souvenirs de Clément Méric), Je crois que ça pas être possible (Zebda), Sales racistes (Alpha Blondy), A Las Barricadas (1936), L'affiche rouge (Louis Aragon par Léo Ferré), The Partisan (Leonard Cohen), Motivés en version hommage à Victor Jara (Zebda), 15ème Festival antiraciste de Thessalonique (The Speakieasies), Tout le monde (Zazie), Salut à toi, illustré par des enfants du monde entier (Béruriers noirs)... Des suggestions pour la compléter? Ecrivez à:
A l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, découvrez jusqu'au 31 août 2014, la fresque monumentale "Bataille de la Somme 1916" de l'artiste Joe Sacco dans le couloir de la station Montparnasse-Bienvenüe:
Je vous parlais du numéro 8 de l'autobiographie de Siné (disponible uniquement chez votre marchand de journaux), qui parle d'Algérie, de Vergès, de Cuba, de Malcolm X... il en parle aussi dans cette interview pour Paris Match: