On n'en finit pas (même si ça ralentit quand même pas mal) de lire des trucs intéressants sur les conséquences de l'après tuerie de Charlie Hebdo. Par exemple, après la question sur les musulmans (racisme ou critique des religions?), se pose la question des femmes (sexisme ou humour?):
#JeSuisMisogyne
C. et D. Billard, Les Mots Sont Important, le 14 février 2015
Vous vous souvenez de ce prof de Poitiers, Jean-François Chazerans, gauchiste notoire et syndiqué à SUD, suspendu de son lycée et poursuivi en Justice pour avoir osé discuter de Charlie Hebdo dans son cours de Philosophie en des termes qui s'éloignaient un tant soi peu de l'union Nationale? Et bien, avant d'être libéré sans mise en examen, il a quand même été mis en garde à vue pendant huit heures! Et il est toujours suspendu par son lycée et poursuivi, avec procédure disciplinaire, par le rectorat! A suivre donc...
Quant au gouvernement, il prépare une loi anti-racisme qui fait déjà bondir les organisations anti-racistes...
Propos racistes: vers une loi tout noir tout blanc ?
A propos de sexisme, cette chanson de Lesley Gore, compositrice, chanteuse, militante LGBT décédée il y a deux semaines, You don’t own me (Je ne t’appartiens pas, 1964, Lesley Gore n'a alors que 17 ans)...
Un petit souvenir de Martin Luther King et (probablement) le meilleur moment de la cérémonie des Oscars: John Legend et Common, Glory:
Un petit reggae sympathique avec Sara Lugo et Protoje, Really Like You:
2 minutes de gospel par Sharon Jones, interrompues par une courte interview.
1 heure de concert de Valerie Simpson, auteur avec son défunt mari, Nick Ashford, des plus grands tubes de Motown.
1h30 de concert avec Tindersticks, le 10 février à la nouvelle Philarmonie de Paris.
Every Day I Have To Cry est un morceau de soul écrit par Arthur Alexander et chanté à l'origine par le chanteur blanc Steve Alaimo en 1962. Il a été repris deux fois en français, la première fois en 1964 par Claude François sous le titre Chaque jour c'est la même chose, et une deuxième fois en 1979 par Eddy Mitchell sous le titre Tu peux préparer le café noir!
Ce même Steve Alaimo, devenu ensuite producteur, a produit la première version de Why can't we live together, composé et interprété par Timmy Thomas en 1972. A peu près son seul succès, il l'a ré-enregistré deux fois, en 1990 et en 2014. Si la version de Sade, en 1984, est probablement la plus célèbre reprise, on compte entre autres celle de 1977 par Tinga Stewart en version reggae, celle de 1982 par Mike Anthony en version disco, celle de Carlos Santana en 1992 en version live, celle de Kyle Eastwood en 1998 en version jazz, celle de Lucky Peterson en 1999 en version blues et celle de Steve Winwood, fidèle à l'originale, en 2003...
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Agenda
13-14 mars Flamenco en France: Flamenco avec Tomas de Perrate et Amador Gabarri
14 mars Théâtre de Chaillot: Flamenco aussi avec Esperanza Fernandez et Manuel Curao
17 mars Maison de la Musique de Nanterre: concert de Kery James en soutien à deux jeunes palestiennes, Habiba (7 ans) et Leyane (5 ans) victimes d’un incendie domestique dans le camp de Balata en Cisjordanie, qui a coûté la vie à leur grande sœur, et qui ont besoin de soins chirurgicaux spécialisés à l'hôpital Trousseau à Paris...
23-26 juillet Porretta (Italie): le meilleur Soul Festival du monde avec Prince Phillip Mitchell, Theo Huff, Joe Arnold, Sugaray, Derek Martin, Sugar Pie DeSanto, Chick Rodgers, David Hudson, Frank Bey, Anthony Paule, Mike Rinta, Sax Gordon...
Un article sur l'histoire d'une chanson anti-flics, Daloy Polizei, et sur le chanteur canadien Geoff Berner, m'a donné l'occasion d'y ajouter une liste de 50 chansons anti-flics à travers les âges, les styles et les continents... (mise à jour au fur et à mesure)
Le numéro de février du Psikopat est consacré à Charlie Hebdo et contient deux de mes textes. En voici deux autres qu'ils n'ont pas eu la place de publier:
Business plan
Tout le monde parle de liberté d'expression, mais quelles solutions trouver pour financer la presse libre ? Examinons les pistes suivies par Charlie Hebdo...
Charlie Hebdo, dans les années 1970, était un journal satirique, drôle, anticonformiste, irrévérencieux, insolent, libertaire, rebelle, parfois vulgaire, borderline ou carrément trash. S'attaquant à tous les fachos, aux patrons, aux banquiers, aux flics, aux militaires, aux curés, aux gouvernants et aux puissants de ce monde, il ne pouvait être populaire qu'auprès d'une toute petite population, très marquée à gauche et assez jeune. Si Charlie Hebdo vendait plus de 100.000 exemplaires, c'est qu'il se ramollissait. Mais c'est son public qui se ramollit après l'élection de François Mitterrand, et Charlie Hebdo doit donc mettre la clé sous la porte en 1981.
Charlie Hebdo, dans les années 1990, s'engage sur une nouvelle ligne, éditoriale et budgétaire, sous la houlette de Philippe Val qui fréquente les ministres, les stars et les grand médias. Après le cobranding avec Libération, il tente le joint-venture entre le journal et la « lutte contre l'islamisme », avec des rebelles comme Bernard-Henri Lévy, et arrive à vendre plusieurs centaines de milliers d'exemplaires de Charlie Hebdo. Faute de mettre la puce à l'oreille des dessinateurs, ça leur met du beurre dans les épinards, augmente le cash flow, mais aussi les frais généraux. Au passage, cette audience artificiellement gonflée leur procure une ouverture vers de nouveaux marchés. Contrairement au Charlie Hebdo des débuts, la communication d'entreprise s'étend maintenant de New York à Sydney et de Téhéran au Caire. Ce nouveau rôle de tête de gondole s'accompagne donc de nouvelles responsabilités et d'un nouveau risk-management, voulus ou non.
Un tel calcul est dangereux. Le fonds spéculatif Charlie Hebdo n'est pas capable de garder ces centaines de milliers de lecteurs qui n'est pas son cœur de cible. A moins de refaire le coup du buzz islamophobe, ce qui sera tenté 3 ou 4 fois, la chute du cours de l'action est inéluctable. Si l'on ajoute à ça la perte de la part de marché fidèle à Siné, l'hebdomadaire est voué à la faillite. Désespérés, et ayant renié leur culture d'entreprise initiale, Charb, Cabu et Bernard Maris vont chercher un business angel, le 29 septembre 2014, auprès... du président de la République française ! Cavanna a du se retourner dans sa tombe. L'opération marketing de Philippe Val leur aura donc fait perdre tour à tour leur honneur, leur fric (*) et, à la fin, leur peau.
(*) A ceux qui suggèrent que pour renflouer les caisses, il suffirait d'organiser un attentat (30 millions d'Euros de dons attendus), je rappelle que la moitié de la rédaction ayant été assassinée, cette opération ne pourrait pas être pratiquée plus de deux fois.
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Trois moments de la vie de Charb
Dix ans de nouvel an avec Charb... souvenirs, souvenirs...
31 décembre 2005, nouvel an chez Siné et discussions chaleureuses avec Charb. Contrairement à ce qui se dit aujourd'hui, bien avant les menaces, il expliquait déjà qu'il ne voulait pas d'enfants. On parle aussi de politique, et je lui demande pourquoi Philippe Val dans Charlie Hebdo défend les Israéliens contre les Palestiniens. Il m'explique sans détour que, selon lui, Val est purement et simplement raciste. Il n'aime pas les Arabes, il pense qu'ils sont bêtes, peu éduqués et rétrogrades. Du coup, dans un conflit entre des Arabes et des Israéliens qui « nous » ressemblent, sont civilisés et lisent Spinoza, il a choisi son camp. Charb, qui revient de Palestine et parle un peu arabe, est effaré et ne se prive pas de le dire dans le journal.
31 décembre 2007, nouvel an chez Siné. Je suis mécontent de la dérive islamophobe de Charlie Hebdo, mais on peut continuer à en discuter avec Charb qui essaye encore, avec Siné, de faire contrepoids à Val dans son journal. Mon dernier souvenir de lui date des premières heures du 1er janvier 2008, quand Siné est trop alcoolisé pour être capable de rejoindre seul son lit. Charb et moi, pas trop bourrés, l'empoignons à deux (il est lourd le Bob!) pour l'emmener dans sa chambre et le coucher.
31 décembre 2014. Depuis que Siné s'est fait virer de Charlie Hebdo, et puisqu'il ne l'a pas défendu, la punition de Charb était de faire du baby-sitting le soir du nouvel an, chez Bénabar. Sa mort l'aura au moins délivré de ce sort, et le voici parti pour un dernier Paris-Pontoise...
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Les parodies continuent suite au site web Stop Djihadisme...
Mort de l’écrivain sud-africain André Brink. Comme d'habitude, pas un mot sur son engagement dans BDS dans sa nécrologie du Monde, alors rappelons Alain Gresh à la rescousse dans cet article de 2010:
Pour Charles Richet les noirs étaient inférieurs aux singes. Par respect pour notre Humanité, changez le nom de l'hôpital de Villiers Le Bel. Pétition:
Les habitants de Gaza trouvent des façons différentes de faire face à la vie sous occupation et, pour un groupe de jeunes hommes qui se fait appeler le Camp Breakerz Crew, la danse est un exutoire essentiel. Le groupe est une équipe de break dance organisée depuis 10 ans et, en 2012, ils ont décidé de partager leur passion avec la communauté en ouvrant une école dénommée la CB Crew académie des arts dans le camp de réfugiés de Nusirat. Ils sont actuellement en train de récolter des fonds pour construire une seconde académie dans le nord de Gaza, une zone particulièrement touchée par le siège de l’été dernier. Dans cette vidéo, le CB Crew danse au milieu des décombres omniprésents de Gaza. Regardez leurs mouvements:
Variations autour d'un thème de James Brown (1). I Got You était au départ une chanson de Rythm and Blues écrite pour Yvonne Fair en 1962, I Found You. En 1964, James Brown en sort sa version Soul, I Got You. Et en 1965, il en sort la version Funky définitive, I Got You (I Feel Good).
Variations autour d'un thème de James Brown (2). Out of Sight est un morceau Soul de 1964 dont la rythmique peut être triturée pour donner des morceaux plus Funky comme Papa's Got a Brand New Bag en 1965 ou Get It Together en 1967. En 1969, James Brown se parodie lui même en sortant You're Still Out of Sight. Pour finir, une petite perle avec cette version live de Papa's Got a Brand New Bag par Tom Waits en 1987!
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Musique (vidéo)
Je ne déteste pas les Beatles. Il y a quelques chansons qu'ils ont écrites qui sont vraiment très jolies. Mais il y a aussi pas mal de morceaux d'une banalité affligeante, avec une rythmique, une mélodie et une instrumentation abyssale. Parmi ceux là, j'aurais compté la chanson Wait. Ce qu'en fait Bettye Lavette ici (chez Letterman) est de l'ordre du miracle, ou de l'alchimie, l'art de transformer le plomb en or...
Oxmo Puccino avec Ibrahim Maalouf - La Porte Bonheur:
Orchestre National de Barbes - Sympathy for the Devil:
Je comprends qu'on soit choqué par le racisme, les préjugés et les stéréotypes qui sont véhiculés par de tels graphiques, mais au delà du racisme de ses auteurs, ce que cela montre aussi, à mon avis, c'est surtout la nullité crasse de tous les auto-proclamés experts qui travaillent sur ces questions et qui, tous les jours, nous sortent des articles définitifs sur les critères de profilage infaillibles pour identifier un futur djihadiste. Chaque jour ils se trompent et un contre exemple vient les ridiculiser encore plus. Il semble y avoir autant de raison de devenir djihadiste (ou en tout cas de vouloir partir en Syrie ou en Irak) que de candidats.
La seule façon d'endiguer ces départs serait d'influer sur leur cause initiale, c'est à dire de faire cesser la guerre en Syrie et en Irak, à commencer par l'implication de la France dans ces combats. Bien sûr, ça ne doit pas être facile, mais les pays occidentaux et leurs alliés ne semblent même pas essayer, ils jettent au contraire de l'huile sur le feu. USA, France, Israel, Qatar, Arabie Saoudite financent et arment des milices qui ensuite leur échappent
On disait, il n'y a pas si longtemps que les pays occidentaux, n'ayant pas sous la main de solutions de rechange durable aux dictateurs Bachar El Assad et à Saddam Hussein, se contentaient de pays qui s'entre déchiraient, s'entre tuaient, et ne pesaient plus sur la scène internationale, ni contre les visées impérialistes des uns et des autres, ni contre le contrôle des ressources pétrolières de la région. Tôt ou tard, ce jeu cynique finit par faire des dégâts incontrôlables, de pompier pyromane, on devient arroseur arrosé. Pour moi c'est ça, et uniquement ça, qui compte. Ce terrain de guerre qui fait des dizaines de milliers de morts par an, dans l'indifférence voire avec la complicité de tous. Qu'après, certains individus de France, aux profils et aux motivations multiples, veuillent y participer, c'est un détail à mon avis...
Cette histoire fait écho à une histoire un peu plus vieille:
Les actes islamophobes ont dépassé les 150 dans les 2 semaines qui ont suivi les tueries, celle des enquêtes pour apologie du terrorisme ont dépassé les 250, avec quelques cas aussi emblématiques que ridicules, celui de cet enfant de 8 ans arrêté, celui de cet enfant de 9 ans (j'ai cru que c'était le même, mais en fait il y en a bien deux!), celui de cet homme bourré arrêté à tort pour vol de voiture, bousculé par les flics et requalifié d'apologue du terrorisme, celui de ce témoignage pro-djihadiste complètement inventé par un prof...
Est-ce que le but visé, sous prétexte du choc et d'une sévérité particulière de la police et de la justice, ne serait pas plutôt de viser ceux qui, par ailleurs et sans aucun rapport avec les faits contestés, dérangent une société qui veut continuer à exploiter tranquillement les mêmes et au profit des mêmes? En effet, on commence à voir une
tendance, avec ce prof d'extrême gauche de Poitiers (tiens, tiens,
voir ci-dessus) suspendu, avec ce syndicaliste de SUD mis à pied:
Et que penser du dernier disque d'Akhenaton, d'IAM, Je suis en vie? Est-ce une façon détournée de dire "Je ne suis pas Charlie"? Est-ce de l'apologie du terrorisme déguisée?
Geluck sur une télé belge. Le principal problème, à mon avis, n'est pas de "caricaturer le prophète", le problème est de faire des dessins racistes. Caricaturer le prophète n'est pas raciste en soi. En revanche, dessiner tous les personnages musulmans comme bêtes, sales, rétrogrades, violents, machistes, vulgaires etc, ça c'est raciste, et Geluck ne semble pas comprendre ça. Mais il sent quand même qu'il y a un problème, et c'est déjà ça, c'est déjà mieux que Riad Sattouf (voir ci-dessus).
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Grèce
La bonne nouvelle de la semaine, venue de Grèce: la victoire de Syriza malgré la mort de Demis Roussos, et en prime la photo du nouveau ministre de l'intérieur... Est-il encore temps pour une coalition des extrêmes gauches d'Europe pour changer le monde?
Don Covay vient de mourir. Bon chanteur, il est surtout connu pour avoir composé une floppée de tubes pour les autres (Letter Full of Tears, Mercy Mercy, You're Good For Me, See Saw, I Don't Know What You've Got But It's Got Me, Chain of Fools, That's How I Feel, I Was Checkin' Out She Was Checkin' In...), et aussi pour être LA voix qui a inspiré Mick Jagger. Si vous l'écoutez, vous avez l'impression d'entendre Jagger, mais c'est bien l'anglais qui a copié son aîné noir américain...
Backwater Blues par la très jeune Betty Harris (alors appelée Betty Janette), 19 ans au Festival de Newport en 1960:
L'orchestre des jeunes de l'université George Mason en Virginie joue Killing in the Name of, de Rage Against the Machine:
Une très jolie danse du ventre de la star egyptienne Randa Kamel, sur une chanson de Warda, Fi Youm Wa Laila:
Bettye Lavette, live avec son mari: Baby What You Want Me To Do?
Bettye Lavette donne un cours de blues à 4 chanteuses amateur:
Sharon Jones, Making Up and Breaking Up chez Letterman:
James Brown est passé à l'Olympa en 1966, 1968 et 1971. Le passage de 1971 est fantastique, mais je l'ai déjà posté ici. Voici celui de 1968:
45 minutes de carte blanche à Oscar Peterson sur la BBC en 1980, il invite Joe Pass et Count Basie:
Un concert d'une heure de Ledisi à ses débuts, en 2008, au Festival de Newport.
Un
concert d'une heure de deux fils Marley qui enchaînent à chaque fois un
titre du papa et un titre personnel, c'est pas mal, Stephen et Damian
Marley aussi au Festival de Newport 2008.
20 février Bataclan: Tricky, mais attention, Tricky a aussi prévu un concert en israel le 26 février, alors la priorité est d'abord d'essayer de le convaincre d'annuler son voyage avant d'envisager d'aller l'écouter chanter...
5 mars Studio de l'Ermitage: Native
9-10 mars Duc des Lombards: Lonnie Smith
12 mars New Morning: Fishbone
16 mars Théatre de la Ville: Joana Amendoeira et Nancy Vieira
Une lettre ouverte à Franck Bondoux, directeur du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, exigeant qu'il coupe les liens entre le Festival et Sodastream, entreprise israélienne complice de l’occupation des territoires palestiniens est publiée depuis hier:
Malgré ces temps difficiles, il y a pour l'instant plus de 110 signatures de 20 pays différents, dont Lewis Trondheim (Grand Prix d'Angoulême en 2006 et créateur de la mascotte d'Angoulême), Tardi (Grand Prix en 1985), Willem (rescapé de la tuerie de Charlie Hebdo et Grand Prix en 2013), José Munoz (Grand Prix en 2007), Jean-Claude Mézières (Grand Prix en 1984), François Schuiten (Grand Prix en 2002), Baru (Grand Prix en 2010), Guy Delisle, Edmond Baudoin, Siné, Wozniak, Ernest Pignon-Ernest, Peter Blegvad, Jaime Hernandez, Kate Beaton, Alison Bechdel, Warren Ellis, Dylan Horrocks, Mohammad Sabaaneh et le festival de Palestine Comics. On compte de nombreux lauréats de prix à Angoulême, ainsi qu'un caricaturiste palestinien emprisonné pour son travail par l'armée israélienne.
Dessinateurs et travailleurs de l’industrie de la bande dessinée exhortent:
Pas de “Business As Usual” avec Israël
Déclaration de solidarité
Nous voulons exprimer notre chagrin et notre indignation face à l’assassinat de cinq caricaturistes, Wolinski, Cabu, Honoré, Tignous, Charb, parmi beaucoup d’autres, dans les bureaux de Charlie Hebdo. Ces horribles actes de violence nous incitent à agir encore plus urgemment pour un monde où la dignité, la liberté et l’égalité de toutes les personnes sont respectés et promus. Nous réaffirmons que le mouvement de boycott palestinien est une étape importante de cette vision, et nous espérons que vous continuerez à nos côtés dans ce mouvement.
Lettre ouverte à:
Monsieur Franck Bondoux
Direction du Festival international de la bande dessinée
71 rue Hergé
16000 Angoulême
Nous, dessinateurs, illustrateurs, écrivains, éditeurs, distributeurs, traducteurs, critiques et travailleurs dans l’industrie de la bande dessinée, aux côtés de gens de conscience de tous les pays du monde, ré-affirmons notre appel de Février 2014 au Festival international de BD d’Angoulême d’abandonner tous liens avec la société israélienne Sodastream. En outre, nous demandons instamment au Festival d’Angoulême, ainsi qu’à tous les festivals, conventions, et célébrations de la bande dessinée et de l’art de la caricature auxquels nous participons, de rejeter tout partenariat, financement ou coopération avec une société israélienne ou une institution qui ne favorise pas explicitement la liberté et la justice pour les Palestiniens, ainsi que l’égalité des droits et l’égalité entre les israéliens Juifs et Palestiniens, en particulier le gouvernement israélien et ses consulats, tant qu’Israël continuera à dénier aux Palestiniens leurs droits.
Aujourd’hui, la société Sodastream se vante fièrement de l’emplacement de son usine dans la colonie illégale de Maale Adumim, ce qui la rend complice du crime d’occupation militaire.. Cependant, même si, grâce entre autres à la campagne de pression lancée l’an dernier, Sodastream déplace sa fabrication dans le Néguev (territoire palestinien dont les Bédouins sont menacés d’expulsion de leurs terres ancestrales par le “Plan Prawer” du gouvernement israélien), elle, comme d’autres entreprises et institutions israéliennes complices, fait partie d’un système basé sur le nettoyage ethnique de masse des communautés palestiniennes, et maintenu en place par le racisme et la discrimination. Comme d’autres entreprises israéliennes, elle contribue à l’économie d’un Etat qui a procédé à une agression militaire brutale contre la population civile dans la bande de Gaza à l’été 2014, faisant plus de 2100 morts, dont plus de 500 enfants.
Nous ne pouvons pas accepter que notre art soit utilisé pour blanchir ces crimes, comme le ministère israélien des Affaires étrangères a explicitement déclaré qu’il tentera de le faire, à travers sa campagne «Brand Israël». Angoulême, un centre d’appréciation de la bande dessinée à l’échelle internationale, ne devrait pas être utilisé de cette manière.
Nous vous demandons à nouveau de couper les liens entre le Festival et Sodastream, et nous étendons notre appel aux administrateurs et organisateurs, aux éditeurs et aux associations de bande dessinée et d’illustrateurs à travers le monde. Pas de “business as usual” avec Israël!
Cordialement,
Signatures:
Palestine Comics Festival (Palestine), Leila Abdul Razaq (USA), Zainab
Akhtar (UK), Khalid Albaih (Sudan/Qatar), Albertine (Switzerland),
Hilary Allison (USA), Anarkikka (Italy), Enzo Apicella (Italy), Serge Baeken (Belgium),
Alex Baladi (Switzerland), Edd Baldry (UK/France), Allan Barte (France),
Baru (France, 4 Angoulême prizes and Grand Prix in 2010), Edmond
Baudoin (France, 3 Angoulême prizes), Kate Beaton (Canada), Alison
Bechdel (USA), Sofiane Belaskri (Algeria), Faiza Benaouda (Algeria),
Khalil Bendib (Algeria/USA), Peter Blegvad (USA/UK, Angoulême prize in
2014), Philippe Bonifay (France), Briac (France), David Brothers (USA),
Paul Buhle (USA), Nicole Burton (Canada), Jennifer Camper (USA), Lorena
Canottiere (Italy), Chandre (France), Gilles Ciment (France, former
director of the Cité internationale de la bande dessinée in Angoulême
from 2007 to 2014), Rob Clough (USA), Sean T. Collins (USA), Gianluca
Costantini (Italy), Jean-Luc Coudray (France, Angoulême prize in 1990),
Philippe Coudray (France, Angoulême prize in 2011), Molly Crabapple
(USA), Pino Creanza (Italy), Marguerite Dabaie (USA), Bira Dantas
(Brazil), Eleanor Davis (USA), Marcel « Lidwine » De la Gare (France,
Angoulême prize in 1999), Guy Delisle (Canada, Angoulême Prize in 2012),
Les Dessin’acteurs (France), Dror (France), Warren Ellis (UK), Magdy El
Shafee (Egypt), elchicotriste (Spain), The FDZ (Lebanon), Olivier Ferra
(France), Brigitte Findakly (France), Ganzeer (Egypt/USA), Lucile Gomez
(France), Jenny Gonzalez-Blitz (USA), Michel Granger (France), Graphic
History Collective: Sam Bradd, Sean Carleton, Robin Folvik, Mark Leier,
Trevor McKilligan, Julia Smith (Canada), Dominique Grange (France),
Thierry Groensteen (France, former director of the Cité internationale
de la bande dessinée in Angoulême from 1993 to 2001), Jeet Heer
(Canada), Ethan Heitner (USA), Delphine Hermans (Belgium), Anaële
Hermans (Belgium), Jaime Hernandez (USA), Alex Hoffman (USA), Dylan
Horrocks (New Zealand, nominated in Angoulême in 2002), Igort (Italy,
nominated in Angoulême in 2003), Hatem Imam (Lebanon), Jiho (France),
Monica Johnson (USA), Ben Katchor (USA), Mazen Kerbaj (Lebanon), Peter
Kuper (USA), Patrick Lacan (France), Carlos Latuff (Brazil), Wilfrid
Lupano (France), Rodolphe « Ohazar » Lupano (France), Lena Merhej
(Lebanon), Jean-Claude Mézières (France, 2 Angoulême prizes and Grand
Prix in 1984), Katie Miranda (USA), Anne Elizabeth Moore (USA), Mric
(France), José Muñoz (Argentina, 3 Angoulême prizes and Grand Prix in
2007), Pépito (France), Ernest Pignon-Ernest (France), Jeanne Puchol
(France), Maël Rannou (France), Patricia Réaud (France), Helge Reumann
(Switzerland), Barrack Rima (Lebanon/Belgium), Mohammad Sabaaneh
(Palestine), Salgood Sam (Canada), Amitai Sandy (Israel), François
Schuiten (Belgium, Grand Prix in 2002), Gabby Schulz (USA), Siné
(France), Jean Solé (France), Philippe Squarzoni (France, nominated in
Angoulême in 2003), Sylvain-Moizie (France, Angoulême prize in 2000 and
in residence at the Cité internationale de la bande dessinée in
Angoulême in 2014-2015), Tardi (France, 5 Angoulême prizes and Grand
Prix in 1985), Seth Tobocman (USA), Jean-Louis Tripp (Canada), Lewis
Trondheim (France, 2 Angoulême prizes and Grand Prix in 2006, creator of
the Angoulême mascot), Guillaume Trouillard (France), Willem
(France/Nederland, Angoulême Grand Prix in 2013), Willis From Tunis
(Tunisia), Jordan Worley (USA), Wozniak (France/Poland), yAce (France),
Germano Zullo (Switzerland)
Des témoignages dessinés de solidarité avec l’appel palestinien au boycott se trouvent à:
Pour ceux qui s'intéressent au nouvel album de D'Angelo, il a (déjà!) fait l'objet d'une reprise intégrale (45 minutes) en acoustique, par Morgan James...
40 minutes de Ray Charles à Montreux en 1978 avec un plateau de rêve: Dizzy Gillespie, David "Fathead" Newman, Hank Crawford, Kenny Burrell, George Duvivier, Mickey Roker et même Esther Phillips!
Setlist de cette vidéo:
1) Autumn Leaves (solo Dizzy Gillespie)
2) Willow Weep For Me (solos Hank Crawford et Ray Charles)
3) Hallelujah I Love Her So
4) Stormy Monday (solos Kenny Burrell et Dizzy Gillespie)
5) God Bless The Child (au chant Esther Phillips)
Une heure de Rolling Stones avec Billy Preston au piano, au Pavillon de Paris, le 5 juin 1976
Setlist de cette vidéo:
1) Honky Tonk Women
2) If You Can't Rock Me / Get Off of My Cloud
3) Hand of Fate
4) Hey Negrita
5) Ain't Too Proud to Beg
6) Fool to Cry
7) Hot Stuff
8) Angie
9) Star Star
10) You Gotta Move
11) You Can't Always Get What You Want
25 minutes de Nina Simone à Antibes en 1969 (avec Weldon Irvine, Don Alias, Juma Santos, Tom Smith et Clint Houston)
Setlist de cette vidéo:
1) Four Women
2) Save Me
3) Ain't Go No / I Got Life
4) To Love Somebody
Sharon Jones, son nouveau titre, Little Boys With Shiny Toys (non, il ne s'agit pas des frères Kouachi) et The Monophonics, leur nouveau titre, Promises (non, il ne s'agit pas de la relaxe pour apologie de terrorisme)...
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Agenda
6-7 février Flamenco en France: Antonia Lopez (chant), El Nino de las Cuevas (guitare)