Je suis mal à l'aise sur le sujet d'Orelsan, et je ne m'étendrai pas. D'un côté, il ne fait pas de doute que les paroles incriminées des chansons d'Orelsan sont sexistes, et que la légereté avec laquelle il parle de violences faite aux femmes contribue à leur oppression. D'un autre côté, je vois dans certaines des attaques contre Orelsan des ressemblances frappantes avec les attaques contre le rock'n'roll des années 1950. Quand Orelsan est relaxé par la cour d'appel de Versailles en février dernier, j'entends de vieux blancs (oui, la couleur de peau est importante ici aussi) qui dénoncent le rap comme de la musique de sauvages et de malotrus.
Le sexisme de Léo Ferré ou de Jacques Brel n'est pas dénoncé aussi violemment, et j'ai bien peur que si, de plus, Orelsan avait été noir, le tribunal n'aurait pas trouvé autant de circonstances atténuantes (se souvenir du parcours judiciaire de Hamé par exemple).
Je préfère donc attaquer Youtube, pour complicité de banalisation des propos sexistes d'Orelsan. En effet, son clip Saint Valentin, présent sur Youtube depuis 2007 n'a jamais été censuré, ni même été accompagné d'un avertissement ou de limitation aux majeurs.
En revanche, la réponse du groupe féministe C.L.I.T, postée sur Youtube le 8 mars 2016, a été censurée au bout de deux jours pour « contenu sexuellement explicite », puis a été remise en ligne avec un avertissement et une limitation de son visionnage aux majeurs!
Un clip pour la nouvelle chanson de Charles Bradley, Ain't It A Sin:
Une heure avec Roy Ayers à Amsterdam l'été dernier.
I Forgot to be Your Lover, une magnifique chanson de William Bell, qui commence par la phrase "Have I told you lately that I love you", dont Van Morrison fera une chanson...
La vie de la chanteuse Betty Davis mise en BD par Pénélope Bagieu sur son blog dans Le Monde.
Depuis le temps qu'il était malade, Siné avait pas mal pensé à sa mort, à ses obsèques, et aux journaux qui sortiraient après sa mort, y compris cet hors-série qui paraît aujourd'hui: Ma vie, mon œuvre, ma mort !
Bob adorait s'occuper de la musique pendant les fêtes, et il préparait ses playlists avec soin. Sa dernière playlist le démontre, il aimait alterner les rythmes et les styles, et surprendre ses auditeurs.
Ainsi, la playlist de la crémation de Bob commence par le Kol Nidre, une prière juive qu'on chante le soir de Kippour, chanté par le crooner américain Johnny Mathis en 1958. Elle s'enchaîne par deux hymnes politiques de mai 1968 chantés par Dominique Grange (présente en personne pendant la crémation). Si le premier est le plus connu (A Bas l'Etat Policier), le second sonne comme un message aux survivants: Chacun de Vous est Concerné!
La suite du programme évoque les styles musicaux qui ont fait danser Bob toute sa vie et qui continuaient à l'émouvoir à 80 ans passés: la salsa avec Willie Colon (Che Che Cole, 1969), et le jazz sous toutes ses formes avec Nina Simone (Don't Let Me Be Misunderstood, 1964), Frank Sinatra avec l'orchestre de Count Basie (Fly Me To The Moon, 1964), Eddy Louiss (Funky Day, 1987) et bien sûr Billie Holiday, sa préférée, là aussi avec l'orchestre de Count Basie (God Bless the Child, 1952). Les titres et les paroles se prêtent à des obsèques, mais il ne faut pas trop les prendre au pied de la lettre...
Interlude politique encore, avec Dominique Grange, dont le slogan de 1968 est encore d'actualité et à la une de Siné Mensuel (Grève Illimitée, 1968), mais aussi avec l'hymne de Carlos Puebla dédié à Che Guevara, l'un des héros de Bob, mort trop tôt pour avoir retourné sa veste (Hasta Siempre, 1965).
Tous les ingrédients sont là: la musique latino-américaine, le jazz et la politique, mais Bob mettra le soin habituel à en faire le cocktail juste, en soignant les enchaînements, les morceaux connus et les pépites bien cachées: ainsi l'un des premiers titres de Nat King Cole (I'm Lost, 1943) ou celui la chanteuse de gospel Dottie Peoples, qu'il avait découverte pendant le festival de jazz de la Nouvelle Orléans en 1996, alors que ce mécréant ne quittait pas la tente gospel (It's So Hard to Get Along, 1993).
Retour à la politique et, avec La Pègre (1968), Siné termine l'hommage au premier 45 tours politique de Dominique Grange, suivi du classique révolutionnaireLes Mains Blanches, chanté ici par Marc Ogeret, toujours en 1968.
Si l'occasion se prête aux chansons tristes, Lonely Avenue de Ray Charles (1957) ou Ne Me Quitte Pas, en version salsa par Yuri Buenaventura (1996), la rigolade n'est jamais loin, et comment ne pas se souvenir des petits yeux rieurs de Bob, serrant les poings, oscillant et chantant en rythme, à chaque fois que retentissait le Oo-shoo-be-doo-bee par Dizzy Gillespie (1952), ou un bon morceau de soul comme Papa Was a Rolling Stone (1972).
Bob n'était pas hermétique à de nouvelles découvertes et aux métissages, comme le mélange de tango argentin et de musique électronique de Gotan Project (Queremos Paz, 2001), ou le mélange de musique classique (la Passion selon Saint Jean de Bach) et de musique gabonaise de Lambarena (Sankanda, 2009).
Retour aux grands classiques de ses héros la soul, le Try a Little Tenderness, dans sa version par Otis Redding (1966) et le What'd I Say de Ray Charles (1959), avant de céder à l'une des faiblesses de Bob, son amour pour les guimauveries, avec le You are so Beautiful, dans sa version par Joe Cocker (1974), et le Eli Eli, poème religieux juif écrit par Hannah Szenes (exécutée par les nazis en 1944), et chanté ici encore une fois par Johnny Mathis (1958).
A ce qu'on m'a raconté, après cette playlist d'une heure et demi, la foule -la larme à l'oeil- a spontanément enchaîné en entonnant l'Internationale...
Chacun de Vous Est Concerné - Dominique Grange (1968)
Che Che Cole - Willie Colon (1969)
Don't Let Me Be Misunderstood - Nina Simone (1964)
Fly Me To The Moon - Frank Sinatra avec l'orchestre de Count Basie (1964)
Funky Day - Eddy Louiss (1987)
God Bless The Child - Billie Holliday avec l'orchestre de Count Basie (1952)
Grève Illimitée - Dominique Grange (1968)
Hasta Siempre - Carlos Puebla (1965)
I'm Lost - Nat King Cole (1943)
It's So Hard to Get Along - Dottie Peoples (1993)
La Pègre - Dominique Grange (1968)
Les Mains Blanches - Marc Ogeret (1968)
Lonely Avenue - Ray Charles (1957)
Ne Me Quitte Pas - Yuri Buenaventura (1996)
Oo-shoo-be-doo-bee - Dizzie Gillespie (1952)
Papa Was a Rolling Stone - The Temptations (1972)
Queremos Paz - Gotan Project (2001)
Sankanda - Lambarena (2009)
Try A Little Tenderness - Otis Redding (1966)
What'd I Say - Ray Charles (1959)
You Are So Beautiful - Joe Cocker (1974)
Eli Eli - Johnny Mathis (1958)
Autour du cercueil de Siné, hommage des dessinateurs qui se jettent sur cette boîte en bois, avides comme des termites:
Un dernier doigt d'honneur au cimetière Montmartre:
Siné n'était pas très connu aux Etats-Unis et le plus grand journal de BD américain (The Comics Journal) m'a demandé d'écrire une biographie du grand Bob:
Quelques dates de leur prochaine tournée:
26 mai Toulouse (Le Bikini)
30 mai Paris (Le Pan Piper)
14-15 juin Montréal (Francofolies)
17 juin New-York (Drom)
6 juillet Londres (Rich Mix)
Et pour sourire avec la Palestine...
Les soutiens de Benjamin Netanyahu
Le moment Meurice, France Inter, le 12 avril 2016
Dessin issu de Siné Massacre numéro 9, consacré au colonialisme (avril 1963).
11 mai 2016
Très triste de perdre Siné, un ami, une boussole politique, un grand artiste. Très triste de ne pas être en France pour partager la peine et les grandes rigolades qui ne manqueront pas d'arriver lors des réunions de ses ami.e.s, à commencer par celle de ses funérailles aujourd'hui à 16h30 au cimetière Montmartre (30e division). Vêtements noirs et fleurs rouges...
Je pense que ce sont les écrits de Siné qui m'ont rendu anarchiste, ou du moins fan de l'anarchisme, ou allergique à l'autorité (flics, militaires, patrons, curés, État, Nation, et toutes leurs vaches sacrées...). Son cheminement politique, fait de rage, d'intégrité et d'instinct, l'a toujours mené là où il fallait, à commencer par les Algériens et toutes les autres victimes du colonialisme français, puis Malcolm X et les noirs américains. Après 1967, c'est aux côtés des Palestiniens qu'il se placera inconditionnellement, y compris pour les défendre contre Val, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo quand il y écrivait. Cette cause sera tellement importante pour lui qu'il exigera qu'une chronique soit consacrée à la Palestine dans CHAQUE numéro de son journal (hebdomadaire puis mensuel).
C'est Siné aussi qui, à travers ses chroniques, m'a fait découvrir le Flamenco. Car sa colère était compensée par un amour des belles choses de la vie, principalement sa femme, ses amis, les chats, la fête, le vin... et la musique, et en cela aussi il était un modèle. Ca fait tout juste 20 ans que je le connaissais: nous étions tous les deux au Festival de Jazz de la Nouvelle-Orléans de 1996, et je lui avais écrit suite à ses chroniques. Il m'avait alors invité chez lui, on avait surtout parlé de gospel, de jazz, et puis j'avais rejoint le groupe d'amis (y compris de Charlie Hebdo) qu'il aimait inviter pour faire la fête. Les fêtes se sont enchaînées pendant 15 ans, et puis il y a eu l'épisode de l'Hebdo, où il m'a fait confiance pour la chronique musicale pendant un an et demi, alors que je n'avais aucune expérience dans ce domaine. C'est cette confiance quasi-paternelle qui fait qu'encore aujourd'hui, j'écris à droite et à gauche. On se voyait alors souvent, et on parlait encore beaucoup de musique, jazz, soul, funk, flamenco, salsa, musiques africaines... C'est là aussi que je me suis fait un paquet d'ami.e.s, français.es et québécois.es, avec qui je pleure aujourd'hui...
Puis les fêtes s'étaient calmées depuis 5 ans, avec la maladie. On se voyait encore au journal (devenu Mensuel), quand j'y passais (de moins en moins souvent), et si son corps se barrait en couilles, son cerveau, sa verve, sa colère et son amour étaient encore intacts. Il y a deux mois, il portait encore plainte contre BHL et, le mois dernier encore, il pleurait sur la décrépitude de Renaud. Autant ses dessins se passaient parfois de texte, autant ses textes étaient d'une richesse d'adjectifs incroyables, d'expressions créatives et de métaphores hilarantes, jusqu'à celui écrit la veille de sa mort.
Siné, avec d'autres, est largement responsable de ce que je suis aujourd'hui. Contrairement à toutes les prédictions, sa rage ne s'était pas émoussée avec le temps et, jusqu'au bout, personne n'aurait jamais pu le dé-radicaliser. Pour toutes ces raisons, il reste un modèle pour moi, et j'espère comme lui ne jamais ramollir du bulbe...
Brèves: -Inconsolable depuis la mort de Prince, Siné se laisse mourir... -En l'honneur de Siné, l'hôpital Bichat s'appellera dorénavant l'hôpital Bitte Chatte -Charb, rancunier, ne s'associe pas à la pluie d'hommages rendus à Siné
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Tanx s'était engueulée avec Siné. Mais quel talent, ces deux là: Tanx, à rebrousse-poil
Roderic Mounir, Le Courrier (Genève), le 18 mars 2016
Avec tout ça, j'ai aussi eu le temps d'écrire un texte sur Prince et la politique, dans un journal en ligne qui a du mal à joindre les deux bouts, The Dissident:
On se souvient de la chanson Gaza, quasiment improvisée sur une plage à Beyrouth par le collectif Fareeq El-Atrash.
L'un des chanteurs est Chyno, un rappeur libanais d'origine syrienne et philippine, qui a aussi vécu en Arabie Saoudite et en Espagne, c'est ça aussi la mondialisation. Il vogue maintenant en solo, et bénéficie de clips très travaillés:
Le 7 mai, de 13h à 22h, salle Olympes de Gouges (15 rue Merlin, P11): La Fête du NPA, avec un meeting, des débats, à 13h30 la projection du film "Merci patron !" et, à 20h... un concert de Sidi Wacho!
Le 14 mai à 16 heures, à Gibert Joseph Barbès (15 bd Barbès, P18): débat sur Prince avec Frédéric Goaty, Raphael Melki, Laurent Calhoun, Anne B. et Chakib E., spécialistes français de Prince.
Ma période préférée de Prince est celle où il commence à faire de la vraie soul/funk, en particulier avec la section de cuivre dirigée par Eric Leeds dans l'impeccable album Parade (1986). A cause des attentats à Paris, il annule sa tournée en France, puis change d'avis à la dernière minute et organise un concert au Zénith en plein mois d'août. Pendant ce concert, il enregistre la chanson It's going to be a beautiful night, qu'il publiera l'année suivante sur l'album Sign of the Times, 1987.
Ca continue un peu dans le même style avec les albums qui suivent, The Black Album (1987, mais qui ne sortira qu'en 1994, avec par exemple Rock Hard in a Funky Place), Love Symbol (1992) et, dans une moindre mesure, Lovesexy (1988) et Diamonds and Pearls (1991), ainsi que la plupart des chansons du disque Old Friends 4 Sale, sorti en 1999 mais enregistré bien avant...
J'ai aussi toujours aimé le courage de Prince à interpréter des slows, a priori ridicules mais avec tellement de sincérité qu'ils devenaient émouvants. Il y en a quasiment un par album, et si son plus connu est probablement Purple Rain (1984), mon préféré est sans doute Adore (1987)...
Sans être considéré comme un chanteur engagé, Prince s'est souvent exprimé sur des questions politiques dans ses chansons, en particulier contre le racisme d'un système capitaliste dont il estimait être victime. Si certaines de ses chansons engagées sont disponibles sur des albums officiels (Partyup (anti guerre, 1980); Ronnie, Talk to Russia (anti guerre, 1981); Annie Christian (anti corruption, 1981); Sign ‘O’ the Times (anti pauvreté, 1987); Dance On (anti pauvreté, 1988); Money Don’t Matter 2 Night (anti pauvreté, 1991, vidéo de Spike Lee); We March (anti pauvreté, 1995, avec Nona Gaye); Face Down (anti racisme, 1996); Dear Mr. Man (anti pauvreté, 2004, avec Cornel West); Dreamer (anti racisme, 2009); Ol' Skool Company (anti corruption, 2009) ou Baltimore (anti racisme, 2015, en duo avec Eryn Allen Kane, on y entend le slogan "if there is no justice then there is no peace" et les noms de Michael Brown et Freddie Gray...)), d'autres sont plus rares: Hello (anti pauvreté, 1985); Animal Kingdom (protection animale, 1998); 2045 Radical Man (anti racisme, 2001, sur la BO de Bamboozled de Spike Lee); Avalanche (anti racisme, 2002, avec la phrase "Abraham Lincoln was a racist"); United States Of Division (anti guerre, 2004) ou SST (au profit des victimes de Katrina, 2005).
En vieillissant, Prince a influencé de nombreux artistes qui lui rendent hommage aujourd'hui, mais il a, lui aussi, rendu hommage à ses héros lorsqu'ils disparaissaient, en reprenant leurs titres pendant des concerts. Il a d'ailleurs repris des dizaines de titres de ses artistes préférés, mais en particulier What I'd Say, de Ray Charles (Saint Paul, le 16 juin 2004, 6 jours après sa mort), While My Guitar Gently Weeps, de George Harrison (lors de l'hommage qui lui est rendu au Rock'n'roll Hall of Fame en 2004, avec Tom Petty, Jeff Lynne, Steve Winwood, Dhani Harrison, Billy Preston, Scott Thurston, Steve Ferrone, Jim Capaldi et Marc Mann, 3 ans après sa mort), There was a Time, de James Brown (à Las Vegas, le 29 décembre 2006, 3 jours après sa mort), Outta Space, de Billy Preston (à Las Vegas, le 14 janvier 2007, 6 mois après sa mort), I Want You Back, de Michael Jackson (à Paris, le 12 octobre 2009, 3 mois après sa mort), Love is a Losing Game, de Amy Winehouse, en duo avec Andy Allo (le 24 juillet 2011, soit dès le lendemain de sa mort), Heroes, de David Bowie (à Toronto, le 25 mars 2016, deux mois après sa mort, puis plus longuement à Atlanta, le 14 avril 2016, lors de son avant-dernier concert).
En 1983, James Brown invite Michael Jackson, au sommet de sa gloire, à le rejoindre sur scène. Hommages croisés, Michael lui souffle à l'oreille que Prince est dans la salle et il les rejoint à son tour, complètement cocaïné. Malheureusement, cette scène a été coupée du DVD de James Brown, à la demande de Prince. Ces trois "hardest working men in the showbusiness" en sont morts...
Qui aujourd'hui sera à la hauteur pour lui rendre hommage? Purple Rain par:
Jazz at the Blues House, une heure
de jazz à la Maison Blanche pour le International Jazz Day, avec Wayne
Shorter, Marcus Miller, Buddy Guy, Trombone Shorty, Robert Glasper, Hugh
Masekela, Dee Dee Bridgewater, Jamie Cullum, Al Jarreau, Diana Krall,
Dianne Reeves, Sting, mais aussi Aretha Franklin et Herbie Hancock en ouverture pour chanter A Song For You à Barack Obama, et qui revient vers 1h12 pour rendre hommage à Prince:
Stevie Wonder à la Nouvelle Orléans pour le Festival de Jazz a du
annuler sa prestation à cause de la pluie, mais il a participé
brièvement à un concert le soir, avec encore deux hommages à Prince:
Mavis Staples, Purple Rain:
Ben Harper, Purple Rain:
Gregory Porter, Purple Rain (entre temps il a appris les paroles!):
Paul MacCartney (ou plutôt son groupe, car il ne connaît pas les paroles!), Let's Go Crazy:
Anthony Hamilton, Adore (bien meilleur choix, à mon avis!!!):
D'Angelo (enfin!), Sometimes it Snows in April (avec des paroles légèrement adaptées):
Nouvelle version par fDeluxe de Nothing Compares 2U, en hommage à Prince:
Malika Tirolien rend hommage à Prince le 27 mai 2016 à Upstairs, Montréal avec How Come U Don't Call Me Anymore:
Larry Graham invite M pour un hommage à Prince sur la scène du La Défense Jazz festival en juin 2016:
Mark Haynes, excellent bassiste de studio américain exilé à Montréal, donne ici une interview (30 minutes, en anglais) et
parle longuement de sa jeunesse dans le Minnesota, et donc un peu de
Prince:
David W. Niven, un américain fan de jazz a enregistré des centaines de concerts et de disques pendant 80 ans, et vient de numériser ses cassettes, dont à peine 10% qu'il met gratuitement en ligne ici, soit plus de 1000 heures et 600 Gigas de musique. Difficile de s'y retrouver tant il y a de choses, mais surtout des classiques du jazz dont par exemple plus de 100 cassettes, de 90 minutes chacune, consacrées à Duke Ellington!
Un truc que j'ai bien aimé: ces Jazz Giants 1956 avec Lester Young, Roy Eldridge, Vic Dickenson, Teddy Wilson, Freddy Green, Gene Ramey et Jo Jones...
Une nouvelle chanson de Chaka Khan avec un message anti harcèlement: I Love Myself
Encore un de ces soulmen méconnus, Gene Allison, If I Ever Needed Your Love, aux alentours de 1964. Quinze ans plus tard, Junior Wells reprend la magnifique chanson I'll Take Care of You(avec Buddy Guy à la guitare)
Et Chronique d’un été, un film documentaire de Jean Rouch et Edgar Morin, 1h25 (1960)
Interview de Gregory Porter: "Le pire truc à faire dans le jazz est de taper dans les mains sur le premier et le troisième temps. Ca ruine le swing! Si vous tapez sur ces temps, vous savez ce que vous obtenez? Une chanson pour enfants! Si vous claquez des doigts, faites le toujours sur les deuxième et quatrième temps - c'est là que c'est censé être!"
En France, dans mon expérience, c'est pire, les gens tapent sur les premiers, deuxième, troisième ET quatrième temps, ce qui fait marche militaire!
Pour vous entraîner, une nouvelle chanson de Gregory Porter, Don't lose your steam, en version normale et acoustique:
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Nouvelle chanson de Michael Kiwanuka, Black Man In A White World, toujours en phase avec le mouvement Black Lives Matter:
I Want to Take You Higher, Bobby Womack et Sly Stone, live à Hollywood 1982:
Bobby Womack, l'un de ses derniers GRANDS concerts, en 2000:
Bobby Womack, une heure et demi live à Glastonbury en 2013:
Deux versions de la chanson Scratch My Back. La première, par Marcell Strong, et la seconde par Clarence Carter. Alors, c'est laquelle votre préférée?
Un film très malin sur la Palestine d'aujourd'hui, à travers l'humour. Est-ce que c'est différent l'humour en temps de guerre? Blagues à part, de Vanessa Rousselot (2011), 1 heure:
Naomi Shelton en concert à Creteil le mois dernier. Petite intro sans elle, mais avec Fred Thomas à la basse qui rejoue un morceau sur lequel c'est déjà lui qui tenait la basse en 1971, Pass the Peas.
Ensuite une heure d'un chouette concert. Aujourd'hui en chaise roulante, mais avec toujours une belle voix, et bien aidée par ses choristes... (son concert commence à 1h15):
Plus soul, pour celles et ceux qui aiment Booker T. and the MGs, voici un album à eux d'une demi heure qu'ils n'ont jamais sorti, mais que le fan Patrick Montier a mis à disposition du monde entier:
20 minutes avec Anthony Hamilton, sur une émission internet de la radio publique américaine:
Il y joue Amen, sa nouvelle ballade soul, avec un très beau clip amoureux:
Gato Barbieri est mort cette semaine à 83 ans. L'occasion de se repasser sa reprise du morceau de Santana, Europa (1976):
Quelques vieilles vidéos des Rolling Stones:
Around and Around, Rolling Stones, live in Hull 1964:
Satisfaction, Rolling Stones, live in London 1970:
Elle n'en a pas l'air comme ça, mais c'est une chanson de la guerre du Vietnam. S'il vous plaît, Oncle Sam, renvoyez mon homme vivant de la guerre, Please Uncle Sam, par un groupe "de filles", The Charmels en 1966... Roger Waters: la star des Pink Floyd dit pourquoi ses camarades musiciens ont si peur de s’exprimer ouvertement contre Israël
Paul Gallagher, The Independent, le 19 février 2016