Très jaloux de ce projet de Rocé qui va faire en mieux ce que j'essaye de faire depuis des années, c'est à dire une histoire des musiques de luttes (ici limitée aux francophones). L'album Poétique Politique sortira en septembre:
Aretha Franklin au Rock'n'Roll Hall of Fame, en 1995:
1) Natural Woman
2) Freeway of Love (avec Al Green)
Aretha Franklin au piano, avec Wynton Marsalis et l'orchestre du Lincoln Center en 2015:
Quasiment personne d’autre sur terre ne porte ce prénom (on dit qu’il vient du Grec, mais moi je crois plutôt qu’il vient du tunisien Harissa), donc c’est quasiment sûr qu’il s’agit d’elle à chaque fois dans les titres de ces chansons:
Avec Aretha Franklin s'éteint mon artiste vivante préférée dont j'ai souvent parlé ici, l'une des plus belles voix qui ait jamais existé, au service de
certaines des plus belles chansons que la musique soul ait pu
produire... alors ça va être difficile d'être concis et organisé...
Commençons par le meilleur album de tous les temps. Pas un morceau, pas une note, pas un mot d'Aretha n'est en trop ici:
1. Respect (chanson écrite par Otis Redding) - 0:00
2. Drown in my own tears (chanson popularisée par Ray Charles) - 2:27
3. I never loved a man (the way I love you) (chanson écrite pour l'occasion par Ronnie Shannon) - 6:34
4. Soul serenade (chanson écrite par King Curtis, saxophoniste du groupe et chef d'orchestre en tournée) - 9:26
5. Don't let me lose this dream (chanson écrite par Aretha et son mari) - 12:05
6. Baby, baby, baby (chanson écrite par Aretha et sa soeur) - 14:28
7. Dr. Feelgood (Love is a serious business) (chanson écrite par Aretha et son mari) - 17:22
8. Good times (chanson écrite par Sam Cooke) - 20:45
9. Do right woman, do right man (chanson écrite pour l'occasion par Dan Penn et Chips Moman, leur premier grand succès) - 22:55
10. Save me (chanson écrite par Aretha et sa soeur, et King Curtis) - 26:11
11. A change is gonna come (chanson écrite par Sam Cooke) - 28:32
La démo deDr. Feelgood, l'un des plus beaux blues d'Aretha Franklin, fin 1966 à New-York, avec basse, batterie, et Aretha au piano, est du bonheur à l'état brut.
Le disque, son premier pour la marque Atlantic, devait être enregistré aux studios FAME de Muscle Shoals, Alabama en janvier 1967, avec Aretha Franklin au chant et au piano et les musiciens locaux, c'était l'idée de Jerry Wexler, le producteur.
Le premier jour, seule la chanson titre fut enregistrée et, en fin de soirée, un trompettiste blanc (Ken Laxton) fit une remarque raciste. Exigeant des excuses et ne trouvant pas de solution satisfaisante, Aretha Franklin annula la session et rentra à New-York.
Le disque fut donc terminé à New-York, mais avec les musiciens (sauf Laxton, bien sûr) d'Alabama que Wexler avait fait venir sans le dire à Rick Hall, le directeur des studios FAME.
On y retrouve les influences majeures d'Aretha Franklin: Sam Cooke, Ray Charles, mais aussi un hommage à la jeune star montante du sud des Etats-Unis, Otis Redding. On y trouve aussi 4 titres co-écrits par Aretha elle-même.
Non seulement Aretha était une grand pianiste, mais aussi une grande musicienne et elle aurait du être créditée comme productrice (ou au moins co-productrice avec Jerry Wexler) de cet album car c’est elle qui écrivait la plupart des arrangements de toutes ces chansons, y compris Respect, Do Right Woman ou plus tard Think, qui ne sont pas les plus simples, écrivant les choeurs avec sa soeur Carolyn, décrivant à chaque musicien ce qu’il devait jouer, etc.
De retour à Muscle Shoals, et avec l'aide de Wexler, les musiciens ouvrirent leur propre studio d'enregistrement, Muscle Shoals Sound Studio...
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Mes contributions
Si vous lisez ces jours-ci des biographies d'Aretha Franklin, souvent truffées d'erreurs, vous y verrez souvent allusion à cette "fameuse" interview dans Time Magazine en 1968. Il y a longtemps de cela, j'ai acheté une version de ce magazine et j'ai traduit l'interview en français ici:
Pour le même site web (consacré principalement à Otis Redding), j'avais aussi fait cette comparaison des versions d'Otis Redding et d'Aretha Franklin de la chanson Respect:
Otis Redding reconnaissait lui-même que la version d'Aretha Franklin était supérieure à la sienne: il le dit dans le concert à Monterey en juin 1967. Et puis finalement il copie la version d'Aretha dans une émission à la télévision la veille sa mort (émission Upbeat de Don Webster, Cleveland, 9 décembre 1967):
En 2009, j'avais écrit un petit article dans Siné Hebdo sur la filiation entre Aretha Franklin, Esther Phillips et Dinah Washington.
J'ai vu Aretha Franklin en concert trois fois (en 1995, 2008 et 2014). Trop jeune pour l'avoir vu à sa meilleur époque, j'ai le souvenir de concerts inégaux, mais aussi que LE moment fabuleux du concert était lorsqu'elle se mettait au piano et revenait à la base de la musique et de l'émotion. Par exemple avec Bridge Over Troubled Water, le 15 novembre 2011 au Texas:
Alors on pouvait se croire projeté en arrière le 7 mars 1971 en Californie:
La troisième fois que j'ai vu Aretha Franklin en concert, c'était à Montréal en juillet 2014, et j'en avais rédigé un compte rendu...
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Aretha et la politique
On a, à mon avis, exagéré l'engagement politique d'Aretha Franklin. Certes la famille était amie avec Martin Luther King, et elle l'a soutenu autant qu'elle a pu, ainsi que Barack Obama 40 ans plus tard. Elle a, en revanche refusé de chanter pour Donald Trump.
Une chanson comme Respect a peut-être été utilisée comme galvanisatrice par les Noirs américains pendant le mouvement pour les droits civiques, mais ce n'était pas son but initial. En revanche, c'était une chanson politique puisque féministe, comme c'est raconté ici (autres chansons à teneur féministe: Do Right Woman, Natural Woman, Think, Chain of Fools, Sisters Are Doing It For Themselves...):
"Respect" ou comment transformer une chanson machiste en un hymne féministe
A l'instar de beaucoup d'artistes, Aretha Franklin n'avait soit pas envie soit pas la capacité de s'exprimer politiquement, ce qui n'empêche pas qu'au fond d'elle même elle ait eu des opinions ou une "sensibilité" naturelle, une inclination envers certaines causes ou certaines personnes qu'elle a soutenu plus ou moins discrètement: Martin Luther King, Jesse Jackson, Barack Obama, mais aussi Angela Davis, les Black Panthers et, selon certaines rumeurs, Mohamed Ali, les prisonniers de Attica, ou les étudiants noirs de l'université de Kent State...
Elle a proposé de verser une caution pour la libération d'Angela Davis en 1970, comme cette dernière le racontait ici en 2013:
Elle participe à la BO du film Malcolm X de Spike Lee en 1992. Elle y chante Someday We'll All Be Free, chanson engagée de Donny Hathaway en 1973, bien que, comme Respect elle n'ait pas forcément été écrite dans ce but. Aretha Franklin rajoute une intro gospel avec une répétition de "One of these old days", hommage direct à la fin du plus célèbre sermon de son père, C.L. Franklin,The Eagle Stirreth Her Nest (autres morceaux engagés qu’elle a choisi de reprendre : A Change Is Gonna Come et Young Gifted And Black).
Le sujet de l'implication politique des artistes Soul pourrait d'ailleurs être intéressant si elle était étudiée avec les nuances nécessaires: une inclination naturelle (qui fait qu'on entend souvent parler de dons d'argent important de ces artistes à des causes pourtant quasiment qualifiées de terroristes à l'époque, mais très discrètement: c'est aussi le cas pour Marvin Gaye, Stevie Wonder ou Prince), mais peu de déclarations (soit par incapacité, soit par peur de déplaire au plus grand nombre), une confusion parfois dans des allégeances contradictoires (James Brown est le plus exemplaire, mais aussi Ray Charles, ou le capitalisme noir d'Otis Redding ou de Sam Cooke...), etc.
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Les débuts
Seize minutes à la télé dans sa période jazzy, mais déjà très bluesy en 1964 (je ne sais pas pourquoi, les 16 minutes sont répétées deux fois):
Live on The Steve Allen Show (1964)
1) Lover Come Back To Me
2) Rock-A-Bye Your Baby With A Dixie Melody (Aretha au piano)
3) It Won't Be Long (Aretha au piano)
4) Skylark
5) Evil Gal Blues (Aretha au piano)
Do Right Woman, The Merv Griffin Show (1967)
Hollywood Palace (1968)
1) I Say A Little Prayer
2) Come Back Baby
3) Medley avec Sammy Davis Jr: What Is Soul?, Think, Respect et What'd I Say?
Precious Lord aux obsèques de Martin Luther King, 1968
Precious Lord aux obsèques de Mahalia Jackson, 1972
Precious Lord, en hommage à C.L. Franklin et à Martin Luther King, 1984
Precious Lord, en hommage à Martin Luther King, 2011
Precious Lord, en 1956 à Detroit (oui, Aretha Franklin a 14 ans), et Mary Don't You Weep, en 1972 à Detroit (on attend toujours le film de Amazing Grace dont Aretha Franklin a toujours retardé la sortie...)
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Duos
Aretha Franklin et Ray Charles - Ain't But The One (Duke Ellington Tribute 1973)
Aretha Franklin et Ray Charles - Two to Tango (Midnight Special 1975)
Aretha Franklin et Smokey Robinson - Ooo Baby Baby, 1979
Aretha Franklin et Billy Preston - Holy Night, 1986
Aretha Franklin et Stevie Wonder - Until you come back to me, 2005
Aretha Franklin, Dennis Edwards et Ronald Isley - A Song For You, 2011
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Aretha retourne au piano:
Dans une émission humoristique en 1991:
You Make Me Feel Like A Natural Woman, en décembre 2015 (probablement sa dernière performance fantastique)
Rock of Ages, un classique de gospel de 8 minutes, en septembre 2016
Diana Ross, Tina Turner, Carla Thomas, Irma Thomas, Valerie Simpson, Shirley Brown, Millie Jackson, Mavis Staples, Gladys Knight, Dionne Warwick, Betty Wright, Candi Staton, Martha Reeves, Chaka Khan, Roberta Flack, Maxine Brown, Betty Harris, Baby Washington, Little Richard, Smokey Robinson, Al Green, Stevie Wonder, Sam Moore, Clarence Carter, Eddie Floyd, William Bell, Ronald Isley, Jerry Butler, Eddie Levert, Latimore, George Clinton, Bootsy Collins, Larry Graham, George Benson, Bill Withers, Joe Simon, Lloyd Price, Chuck Jackson...
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Documentaire
Jean Asselmeyer et Sandrine-Malika Charlemagne réalisent en ce moment un film documentaire autour de la vie de deux militants du Parti Communiste Algérien, "Gilberte et William Sportisse, un couple des combat". Agés de 100 ans et de 97 ans, ils témoignent sur plus de 70 années de luttes pour l'Algérie indépendante, en toile de fond la ville de Constantine, ainsi que des éclairages inédits sur le PCA et la situation des Juifs Algériens.
De culture juive et de langue maternelle arabe, pour William, l'Algérie est leur pays, bien qu'ils aient connu la prison et la torture parce que militants pour l'indépendance sous le joug colonial et parce que communistes pendant l'ère Boumédienne. Malgré ces souffrances ils sont restés fidèles à l'Algérie. Pendant sa détention après le coup d’État du président Boumédienne, au moment de la guerre des 6 jours, William lui a envoyé une lettre pour le féliciter de sa solidarité avec le peuple Palestinien. A sa sortie de prison et à la fin de sa période d'assignation à résidence, William Sportisse a pu exercer les fonctions de directeur d'une société nationale de l'Algérie indépendante... Le film évoquera également la belle figure de Lucien Sportisse, son frère, dirigeant du PCA puis secrétaire de la section PCF de Sevran qui, après avoir rejoint la Résistance, a été abattu par la milice en mars 1944 à Lyon.
Menacé par le FIS et le GIA, Gilberte et William ont du quitter leur pays l'Algérie en 1994 pour le Val de Marne. Ils ont continué à militer en tant qu'internationalistes et Algériens au sein du PAGS et du PADS, dans la continuité du PCA.
Jean Asselmeyer et Sandrine-Malika Charlemagne ont besoin d'argent:
En même temps que James Brown enregistrait son premier album live à l'Appolo de New-York, les Etats-Unis étaient au bord de déclancher la troisième guerre mondiale et nucléaire avec l'Union Soviétique, c’est ce que raconte Douglas Wolk dans son Live at the Apollo, dans la série des petits livres 33 1/3...
I Lost Someone:
L'anecdote de l'ours est racontée dans cette vidéo:
Les instants où le monde aurait pu basculer (15 minutes)
Axolot, Les Historiques, 2017
-------------------------------------- Aretha Franklin
Alors qu'Aretha Franklin est en train de quitter notre planète pour rejoindre les soulwomen immortelles, retour en arrière de 50 ans:
25 minutes d'Aretha Franklin à la télé américaine, en 1968:
Et on termine par les années 1990 avec Aretha Franklin qui reprend le Everyday People de Sly Stone:
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Autre musique
Commençons par de la bonne pop rapisante américaine, The Carters (aka Mr et Mme Beyoncé et Jay-Z) au Louvre - Apeshit:
Poursuivons avec Come to My Door de Jose James, sur TSF Jazz en 2013:
Et pour finir, 6 morceaux live de Shirley Brown en 1997, la
chanteuse de soul la plus proche vocalement de Aretha Franklin, mais qui
n'a pas eu la chance d'avoir une carrière aussi commercialement
réussie:
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Justice ou Injustice?
Prison avec sursis pour un SDF qui avait volé des sandwiches dans la poubelle d’Atac
Jean-Marc Mazué, Le Journal de Saône et Loire, le 5 janvier 2018
De la diaspora sénégalaise à Montréal, on a hérité d'un bijou en la personne de Seydina Ndiaye, dont la voix fait vraiment penser au Youssou N'Dour des débuts:
Sinon, ils ne rajeunissent pas, mais ici une heure d'Ethiopiques, avec Mahmoud Ahmed (pourquoi s'est-il rendu en israel pour chanter?!), Girma Bèyènè, Éténèsh Wassié, Akalé Wubé à Banlieues Bleues 2018, et des commentaires du maître Francis Falceto.
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Pessimise ou Optimisme?
L'appel de Jean Ziegler à "l'insurrection des consciences"
J'ai déjà parlé ici de Gaël Faye, l'un des meilleurs paroliers français d'aujourd'hui, ou de Milk, Coffee and Sugar, son ancien groupe et l'un des meilleurs groupes de rap français. J'en reparle ici à l'occasion de la tournée de Faye, de son dernier disque Rythmes et Botanique, et de son dernier roman, Petit Pays. Ce petit pays n'est pas le Cap Vert, mais le Burundi où il a passé son enfance, et qu'il raconte aussi dans cette chanson:
Et parce qu'il n'y a pas que le Burundi dans la vie, voici aussi son hommage à Paris, dans Paris Métèque:
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Swamp Dogg
Je vous ai déjà parlé ici de Swamp Dogg, chanteur, compositeur, producteur de Soul depuis plusieurs décennies, héros méconnue de cette histoire à laquelle il a contribué et pour laquelle il continue de chercher de nouvelles voies... En témoigne ce nouveau morceau pas du tout dans la nostalgie des années 1960:
De 1996 à 2005 j'ai beaucoup écouté The Eels. Et puis ils se sont mis à sortir un disque par an, et je me suis fatigué. Après une pause de 4 ans (mariage, enfant, divorce), voici qu'ils sortent un nouveau disque, The Deconstruction, en écoute en entier ici, et qui n'est pas mal du tout.
Et il en a sorti un single avec un joli clip, Bone Dry:
Hé Manu rentre chez toi, t’es trop plein d’arrogance
Et pour un chef d’état tu frôles l’indécence
Si tes petits copains déboursaient leurs impots
Au lieu de s' planquer dans leurs paradis fiscaux
Tu n’aurais pas besoin d' baisser les APL
Et d' broyer des poussins pour payer ta vaisselle
Allez casse toi Manu, personne n’aura d' la peine
Tu sais qu’on t’a élu que pour battre Le Pen
On a tous rigolé quand tu t’es présenté
C’est vrai qu’on s’est marré tellement t’étais mauvais
Sauf que t’as eu très vite une chance de cocu
J’dis pas ça pour Brigitte, juste dans l’absolu
Du coup tu t’es pressé d' réformer l’ISF
C’est pas bien d'renifler le fessier du Médef
Faut pas sentir le cul, c’est une question d’hygiène
Non Manu pas l’anus ça donne mauvaise haleine
Arrête un peu Manu tes grandes phrases à la con
Va tenir un PMU, là franchement tu serais bon
Pour causer des minus, ces gens qui ne sont rien
Qui veulent pas bosser plus pour être payés moins
Mépriser le malheur de ceux qui sont fauchés
Contrôler ces chômeurs qui sont privilégiés
Allez va-t-en Manu tu deviens presqu’obscène
Y a beaucoup trop d’abus, y'a plus rien qui te gêne
On est tous des crevards bons pour le glyphosate
Avec ton beau costard et ta jolie cravate
Tu dis qu' la vie est dure et dans notre hexagone
Faut se serrer la ceinture, avoir plein de diplômes
Mais quand on s' tape sa prof on a de meilleures notes
Et plus de cartes en poche pour toucher le jack-pot
Hé Manu rentre chez toi, ça nous fera de l’oxygène
On te regrettera pas, t’es pire que la gangrène
Allez Manu casse toi…
CASSE TOI Manu…
Hé… ça va Manu?
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Stefan Christoff
Je vous ai déjà parlé ici de Stefan Christoff, de Montréal, surtout connu pour ses morceaux au piano. Il joue aussi de la guitare électrique, toujours en dehors des sentiers battus. D'ailleurs C'est pas fini à Montréal n'est pas sorti en CD mais en cassette, disponible aussi sur bandcamp.
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Musique actuelle
Vu que je pars en vacances (en France) et que ce blog va être en sommeil pendant un mois, je vous laisse avec un stock de titres récents et vous souhaite à vous aussi de bonnes vacances si vous en prenez...
Un nouveau morceau de Playing for Change, avec entre autres Ivan
Neville, Cyril Neville, Bombino, Warren Haynes, pour une reprise de Bob
Dylan, via Jimi Hendrix: All Along the Watchtower:
Gorillaz (avec George Benson), Humility:
Meshell Ndegeocello, Sensitivity (reprise d'un morceau de Ralph Tresvant de 1990, et joli clip):
Parliament, I'm Gon Make U Sick O'Me:
CeCe Teneal et Soul Kamotion, de Floride, What I’d Do To Get Your Love Back:
The Suffers, de Houston, Do Whatever:
Lisa Mélissa et the Mess, de Seine Saint Denis, Red Star:
J'avais raté cette entrevue de 30 minutes avec Angela Davis sur TSF Jazz en 2013.
Elle y parle de Nina Simone, mais aussi de deux autres morceaux: Ode To Angela, de Harold Land avec Bobby Hutcherson, en 1971, et Echo, de Terri Lyne Carrington, avec Dianne Reeves et Angela Davis elle même.
A propos de Nina Simone, on peut écouter sa reprise de Sign O' The Times, de Prince en 1993, ou passer une heure avec elle à Hambourg en 1989:
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Autre musique
Un nouveau morceau de Stevie Wonder, dans une série télé, Future Sunny Days:
Les Brooklyn Funk Essentials sortent une nouvelle chanson, Where Love Lives:
Tank and the Bangas aussi! Elle s'appelle Quick, et c'est l'un des meilleurs morceaux live (à la Nouvelle Orléas) que j'ai vu depuis longtemps! Tank est la nouvelle George Clinton, et les Bangas sont un mélange de Parliament et de Snarky Puppy!
Stephanie McKay, ancienne chanteuse du
Brooklyn Funk Essentials, avait commencé une carrière solo prometteuse
il y a une dizaine d'années avec un super disque, puis elle s'était
arrêté (épousant Jacques Schwarz-Bart et faisant un enfant, ou
peut-être deux?). Elle est de retour avec un EP pas dégueu, Song In My Heart.
Enfin, une heure de D'Angelo au North Sea Jazz festival en Hollande en 2015 (audio, il faut sauter les 2 premières minutes, les infos en néerlandais, c'est un peu le Guantanamo des oreilles)
Avec 184 chansons d'une trentaine de pays différents, sur 70 ans, avec leur contexte historique, politique et culturel; une fresque fascinante tant la musique reflète fidèlement le climat politique des lieux et des époques où elle est produite...
Avec 171 d'entre elles qui sont dans la playlist youtube qui accompagne cet article, et qui vous occupera pendant 17,5 heures:
La Palestine vaincra, et comme dit Saleh Bakri dans l'article ci-dessous, la musique sera l'âme de la révolution!
Toute résistance meurt si elle n’est pas aussi culturelle
Une chanson de plus qui aurait pu être dans cet article: Un nouveau jour, chantée par Haidar Eid, enregistrée à Gaza pour le 70e anniversaire de la Nakba palestinienne, le 51e anniversaire de la Naksa de 1967, et à l’appui de la Grande Marche du Retour:
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Quelques chansons
Certaines chansons n'existaient pas sur youtube, et j'ai du les y mettre pour pouvoir les inclure dans ma playlist:
Ray Charles - A Peace That We Never Before Could Enjoy (Love & Peace, 1978). Ecrite par Joel Webster et Mable John, elle contient la phrase « And over in the Middle East they need peace, they ought to stop the war ! », qui est peut-être la première allusion à la situation en Palestine dans une chanson américaine:
Zebda - Baïonnettes (L'Arène des Rumeurs, 1992). Du premier album de Zeba, une ode à l'Intifada en Palestine, un sujet qu'ils n'aborderont pas souvent par la suite:
La Compagnie Jolie Môme - Si loin, si proche (Basta Ya, 2005). Le groupe français aborde le sujet de la Palestine dans un très beau texte:
Patti Smith - Qana (Coral Sea Sessions concert, Queen Elizabeth Hall, London, 11 septembre 2006). Première version live d’une chanson consacrée au village libanais bombardé par l’armée israélienne en juillet 2006, et le massacre de douzaines de civils innocents, la moitié étant des enfants:
Oi Polloi - They Shoot Children Don't They? (version 2006). Le group punk écossais avait publié une chanson avec ce titre en 1986 à propos de l'Afrique du Sud et de l'Irlande. En 2006, ils font une nouvelle version de cette chanson, adaptée à la situation en Palestine:
The Narcicyst and Stefan Christoff - Dear Ocean (Canada, 2010). Duo entre le rappeur et le pianiste, en hommage aux personnes assassinées sur la Flottille pour Gaza:
Sabreena Da Witch - Wein Ma Fi Hada (Quand il n'y a personne, Palestine, 2011). L'une des premières rappeuses de Palestine:
Sonia Montez - Climbing Fences : The Occupation Song (Demo, 17 August 2014). Chanson écrite et publiée pendant les bombardements sur Gaza par l’armée israélienne en été 2014:
Maimas - Ila Bassel (Pour Bassel al-Araj, 2017). Maimas est un groupe palestinien de Gaza dont le chanteur est Haidar Eid. Cette chanson est écrite pour Bassel al-Araj, un activiste et écrivain palestinien, assassiné par l’armée israélienne le 6 mars 2017:
Et enfin, Rim Banna - My Songs Will Sound From The Squares, de son dernier disque, Voice of Resistance, enregistré avec Checkpoint 303 et Bugge Wesseltoft, et sorti juste après sa mort, en avril 2018...
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70 ans de photographie pour la Palestine
Depuis l’invention de la photographie, l’impérialisme a fait des films pour empêcher ceux qu’il opprimait d’en faire
Vendredi 13 juillet à 20h, à la librairie L'Autre Livre (13 rue de l'école Polytechnique, Paris 5ème): "Resist My People", soirée de levée de fonds pour la poétesse palestinienne Dareen Tatour, avec lecture de poésies, vente de livres, de T-shirts, et de nourriture palestinienne...