jeudi 24 octobre 2013

ELO#161 - Chansons rares de Bob Marley en concert

Jeudi 24 octobre 2013

Bob Marley, Peter Tosh et Bunny Wailer débutent leur collaboration musicale dans les Wailers en 1964 avec le titre Simmer Down. D'autres 45t sortiront, dont One Love (inspiré du People Get Ready de Curtis Mayfield) en 1965, Hypocrites et Nice Time en 1967, ou Keep On Moving (du même Curtis Mayfield) en 1971, mais le succès mettra près de 10 ans à arriver avec la sortie de l'album Catch a Fire en avril 1973. Le succès se confirme avec l'album Burnin' qui sort en octobre 1973, qui commence avec Get Up Stand Up, qui comprend I Shot the Sheriff (qu'Eric Clapton reprendra un an plus tard), et qui se termine par Rastaman Chant...

A l'issue de la tournée de concert qui suit, Bunny Wailer puis Peter Tosh quittent le groupe et fondent leurs propres maisons de disques, respectivement Solomonic et Intel-Diplo, pour diffuser leurs 45t en Jamaïque. En 1974, Bob Marley désormais seul, sort l'album Natty Dread (avec Lively Up Yourself, No Woman No Cry, So Jah Seh...) et commence en 1975 une tournée triomphale. A Londres en juillet 1975, il enregistre son premier album Live (avec la célèbre version de No Woman No Cry). Cette tournée le consacre enfin star internationale d'une carrière qui ne durera malheureusement qu'une demi-douzaine d'années, avant sa mort prématurée, le 10 mai 1981, d'un cancer généralisé.

A partir de là, Bob Marley enchaîne les disques et les concerts et, bien que réputé pour être une bête de scène, les chansons qu'il interprétait étaient à peu près les mêmes à chaque fois, comme en témoignent les disques parus (Live at the Roxy en 1976, Babylon By Bus en 1978, Live Forever en 1980) ou les setlists disponibles sur les sites spécialisés. Seuls quelques concerts exceptionnels le voient puiser dans son répertoire des chansons plus rares, en général de vieilles chansons du temps des Wailers. En voici quelques unes, souvent de mauvaises qualité, comme de vrais pirates!

Fin 1975, il est invité à donner un concert de retour en Jamaïque, au profit de l'Institut Jamaïcain pour les Aveugles. Ce concert sera spécial à plus d'un titre: la star en sera Stevie Wonder (d'où le titre du concert: The Wonder Dream Concert, au stade national de Kingston), au sommet de sa gloire, et Bob Marley sera rejoint par Peter Tosh et Bunny Wailer, les Wailers réunis au grand complet pour la première fois sur scène depuis plus de deux ans, et pour la dernière fois. Le répertoire du set des Wailers est, par conséquent, assez unique, les Wailers interprètent plusieurs titres de leur époque commune (Nice Time, Simmer Down enchaîné avec One Love...). Simmer Down, pour la dernière fois, et One Love, sont chantés dans des versions reggae très différentes de celles que les Wailers avaient publié en ska en 1964-1965. Pour Bob Marley, c'est la première fois qu'il chante One Love depuis la séparation des Wailers, deux avant qu'il ne publie sa propre version sur l'album Exodus. Bien que ce soit l'une de ses plus connues, surtout après sa mort, c'est une chanson qu'il chantera assez rarement en concert par la suite. Bob Marley finit son set avec Jah Live qu'il chante pour la première fois en concert. Il venait de l'écrire, pour la mort d'Hailé Selassié, mais le single ne sortirait que l'année suivante, serait assez peu joué en concert et ne sortirait jamais sur un album de son vivant. Enfin, à l'issue du set de Stevie Wonder, Bob Marley le rejoint sur scène pour le rappel, l'un des seuls duos de Marley avec un autre chanteur célèbre, sur I Shot the Sheriff.

Fin 1976, après encore un an de tournées dans le monde entier, il doit donner un autre concert en Jamaïque, mais il est blessé dans un attentat deux jours auparavant. Avant de quitter son île pour près d'un an et demi, il donne donc un dernier concert plein d'émotion. Il interprète encore une chanson qu'il vient d'écrire et qu'il ne chantera plus jamais, Smile Jamaica (qui donnera son nom au concert et qui ne sortira sur un album qu'après sa mort). Il reprend aussi le Keep On Movin des Wailers pour la dernière fois, et il chante encore une fois le rare Jah Live. Un film d'une heure, d'assez mauvaise qualité, existe aussi pour ce concert:


D'autres concerts historiques peuvent être cherchés, comme le One Love Peace Concert, à son retour en Jamaïque en avril 1978, ou sa seule participation au grand festival de reggae jamaïcain, le Reggae Sunsplash de 1979 (où il chante Hypocrites), ou ses concerts pour l'Indépendance du Zimbabwe en 1980 etc, mais ces deux là sont à mon avis les pirates les plus complémentaires des disques live qu'on trouve dans le commerce...
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Siné


Il publie son Journal pré-posthume.


Et Siné Mensuel à besoin de lecteurs.
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Le racisme et ses conséquences


Un peu d'histoire:
Les Roms et « nous »
Roswitha Scholz, Septembre 2008

Le racisme aujourd'hui en France:
Avec les Roms, refaire la France
Cyril Lemieux, 11 octobre 2013

Et comment il se répand:
Sondeurs, sondés, expulseurs et expulsés: une opinion plutôt manipulée
Pierre Tevanian, 22 octobre 2013

Conséquence, et je ne parle même pas de Léonarda et sa famille:
L'accès aux soins de plus en plus difficile pour les étrangers
16 octobre 2013

Cerise sur le gâteau:
Les êtres humains, dont les Français, n'ont jamais été aussi riches!
Ivan du Roy, 16 octobre 2013

On s'en doute, d'ailleurs... même si on voit bien autour de nous que c'est la crise, que des millions de gens sont dans la misère, que c'est pire en Espagne ou en Grèce. Pourtant qui pourrait croire que l'humanité est plus pauvre aujourd'hui qu'il y a 10 ans? Qui pourrait croire qu'on a moins, ou qu'on crée moins de richesses? La richesse, c'est évident qu'elle est là, ce qui manque c'est le partage, volontaire ou forcé, alors... à quand la révolution?
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Palestine


Ça recommence:
Israël connaît un racisme florissant
David Sheen, 8 octobre 2013

Dans le même temps:
Égypte, Sinaï, Libye, Israël: les routes sanglantes des migrations
Séverine Evanno, 17 octobre 2013

On fait d'une pierre deux coups: on tape sur BHL et on défend BDS!
Du bon usage de l'art par BHL
Dominique Ziegler, 9 octobre 2013

L'acteur palestinien Saleh Bakri pour le boycott culturel d'israel:
« Israel a détruit ma vie »
Frank Barat, 19 octobre 2013

Du coup, signez cette pétition pour l'abrogation de la circulaire Alliot-Marie
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Musique


Pour ceux qui vont voir Mavis Staples en concert la semaine prochaine, ou pour ceux qui regrettent de ne pas y aller, une interview et une version live récente de ce tube (le seul à ma connaissance qui parle de sexe!), écrit pour elle par Curtis Mayfield pour la musique du film éponyme en 1975, Let's Do It Again:



L'histoire de Stevie Wonder sera le sujet de la conférence de Frédéric Goaty le 2 novembre à 16h, au Carré Baudouin, 121 rue de Ménilmontant, P20 (gratuit). Ce mois ci, il s'est incrusté dans une soirée où DJ Spinna lui rendait hommage, comme en témoigne cette vidéo, et celle-ci.

Toujours Ed Motta, les fichier audio du disque de son concert de Londres (sans les monologues), et deux titres filmés à Paris, 1978 et Smile:


Le retour d'Aretha Franklin, entre deux traitements pour sa mystérieuse maladie. Regardez la vidéo à la fin de cet article, sur une magnifique version blues de At Last, de Etta James. Quel toucher de piano! Elle n'est pas assez reconnue pour ses talents de pianiste. Ah! si elle pouvait ne faire un album que de blues chantés, où elle s'accompagnerait seule au piano, ce serait un chef d’œuvre garanti...

En 1973, Bobby Womack sort l'un de ses meilleurs albums, Facts of Life, avec plusieurs reprises, dont sa version du classique Nobody Knows You When You're Down and Out, mais aussi avec sa propre composition, le magnifique I'm Through Trying to Prove My Love to You...

En 1972, Charles Smith et Jeff Cooper publient un 45t avec deux titres tristes. La face A est consacrée au retour d'un soldat du Vietnam, qui y a vu mourir ses amis, Glad To Be Home. La face B est une ballade poignante à propos de la perte d'un être cher, My Greatest Loss...

A peu près à la même époque, Bob & Gene publient un 45t de soul intitulé These Lonely Nights. En 2012, Victor Axelrod, du groupe Antibalas, et des musiciens jamaïcains, le réorchestre en un petit reggae bien sympa, renommé pour l'occasion I Can't Stand These Lonely Nights...

A propos de Ray Agee dont je parlais la semaine dernier, il semblerait que le blues politique Somebody Done Messed Up ait été composé en 1965 et qu'il a plutôt été inspiré par la situation des Noirs aux USA (assassinat de Malcolm X, campagnes de Martin Luther King, émeutes de Watts...) que par le Watergate...

mercredi 16 octobre 2013

ELO#160 - 40 ans après la mort de Victor Jara

Mercredi 16 octobre 2013

Je découvre le blog français consacré à Victor Jara, le poète et guitariste chilien assassiné dans des conditions atroces par la junte militaire de Pinochet il y a 40 ans le 16 septembre, et il est d'une étonnante actualité. En effet, depuis un an, une procédure est lancée contre les huit militaires qui l'ont torturé, les doigts écrasés à coups de crosse avant de cribler son corps de 44 balles de mitraillette, dont l'un d'entre eux, Pedro Barrientos, qui réside aux USA et pour lequel l'extradition a été demandée.

Le 12 septembre dernier, Bruce Springsteen lui rendait hommage au Chili en expliquant en espagnol qu'il voulait venir en 1988 mais qu'on ne l'avait pas laissé entrer avec la tournée Amnesty International. Il enchaîne avec la chanson Manifiesto:


Par un clip d'une nouvelle chanson Comme un Guitariste Chilien, et un concert à la Fête de l'Huma le 14 septembre dernier, Zebda lui rendait hommage à son tour (première partie - deuxième partie):


Et le 28 septembre, 81 ans après sa naissance, mille guitaristes ont joué 6 chansons en son hommage. Voici un extrait de ce concert avec aussi la veuve de Victor Jara:


Il y a plus longtemps, un morceau de Victor Jara, Te Recuerdo Amanda, interprété par le chanteur de flamenco José Mercé, et que je trouve nettement supérieure à l'originale:


Et, toujours sur le Chili, la suite et la fin des interviews de photographes chiliens par Miriam Rosen, avec Claudio Perez (obsédé par l'idée de dénoncer les atrocités de la dictature, je ne pouvais pas m'offrir le luxe de faire de la photographie «artistique»), avec Paulo Slachevsky, photographe et éditeur indépendant et engagé, et avec Alejandro Olivares, photographe et rédacteur en chef photo du journal satirique The Clinic...
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Migrants

Migrations, sauvetage en mer et droits humains, en 2009 déjà, par Philippe Rekacewicz


Les routes de la mort de l'immigration clandestine, par Christophe Chiclet et Benjamin Leclercq
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Vidéos


Sharon Jones est de retour et va beaucoup mieux, après son traitement pour un cancer. La sortie du CD Give The People What They Want a donc été repoussée à janvier 2014 (et tournée à suivre), mais en voici un aperçu avec Retreat!:



Le nouveau clip sexy de Prince, Breakfast Can Wait:



Un clip marrant, L'Amour et la Cuisine, de Reno Bistan:



Un autre, avec de chouettes chorégraphies, de Black Bazar:



Deux films tournés par le couple Pete et Toshi Seeger sur des chants de prisonniers afro-américains et de pécheurs ghanéens.

Deux heures de Trombone Shorty à l'Olympia.

Une heure sympa avec Keziah Jones en live acoustique sur Radio Nova.

Un film d'une heure et demi, Ne Vivons Plus Comme Des Esclaves de Yannis Youlountas
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Audio


Je découvre Jackie Shane, un chanteur soul canadien des années 60 qui assume un statut difficile: noir, homosexuel et qui s'habille en femme, sans pour autant être une "grande folle". Bien sur, sa carrière n'est pas très longue, mais il a une très belle voix et un gros succès avec Any Other Way en 1963, reprise d'un titre de William Bell de 1962 qui comprend une phrase dont il utilise le double sens... (tell her that I'm happy, tell her that I'm gay, tell her I wouldn't have it any other way...). Du coup, Chuck Jackson qui reprend le même titre en 1963, préfère chanter tell her that I'm free. Une seule apparition télé connue en 1965 avec Walking The Dog:



Je découvre aussi Ray Agee, bluesman atteint de polio qui, au début des années 1970, est en fin de carrière après avoir publié pas mal de morceaux dans les années 1950 et 1960. Il en sort quand même encore quelques uns comme It's Hard To Explain, Tough Competition ou Somebody Done Messed Up, un blues politique peut-être inspiré par la déroute morale du Watergate... Lors d'une émission de radio, il rencontre Frank Zappa qui lui avoue que lepremier 45t qu'il a volé est son Wobble OO de 1955. Avec le guitariste Shuggie Otis, ils improvisent sur deux blues de Agee, Leave Me Alone et Mr. Clean. (Ajout en 2016: son 45t I'm Losing Again s'est vendu pour plus de $3500!).
 
Et, en 2013, le chanteur de country Brad Paisley invite le rappeur LL Cool J à s'exprimer sur l'histoire du racisme aux Etats-Unis dans sa chanson Accidental Racist.

Interview et concert d'Ed Motta au Duc des Lombards, le 7 octobre dernier.

Et pour finir, un jeu marrant, essayez de deviner dans les noms présentés, ceux qui proviennent du catalogue Ikea et ceux qui appartiennent à la galaxie du Hard Rock...

mercredi 2 octobre 2013

ELO#159 - Tristes anniversaires


Mercredi 2 octobre 2013

Pas beaucoup de temps cette semaine, alors voici une revue de presse et quelques liens...

Revue de presse 20 ans après Oslo:

Un dessin de Ben White
Un webdocumentaire: Broken Hopes
Edward Saïd
Julien Salingue
Jeff Halper
Michel Warschawski
Associations membres de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
Malika Benarab
Pascal Boniface
Denis Sieffert
Eric Hazan
Nicole Lapierre
Nahla Chahal
Ivan Segré, avec cet extrait: "Dans ses Réflexions sur la question juive, Sartre conclut: Pas un Français ne sera libre tant que les Juifs ne jouiront pas de la plénitude de leurs droits. (...) On doit cependant croire que les Israéliens (...) concluront: Pas un Israélien ne sera libre tant que les Palestiniens ne jouiront pas de la plénitude de leurs droits", illustré par la chanson None of us are free dont je parlais la semaine dernière:
Le NPA
Maurice Buttin
Ramzy Baroud
Catherine Samary
Leila Farsakh
Hisham Naffa
Omar Barghouti
Majd Kayyal
Ruchama Marton
Alina Boumédiène-Thiéry
Eyal Sivan
Gus Massiah 
Mustapha Barghouti
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Revue de presse 40 ans après le Chili


Récits de photographes par Miriam Rosen

Cette vidéo s'ouvre avec une photo du Président Salvador Allende et la première dame, Hortensia Bussi, au balcon du palais présidentiel La Moneda, 1970 par Luis Poirot. Ce double portrait se trouve en ouverture de l'ouvrage collectif Chile from Within, édité à New York en 1990. Suivent un message secret, aujourd'hui déclassifié, de David A. Phillips, ancien agent de la CIA à Henry Hecksher, chef du bureau de la CIA à Santiago, 7 octobre 1970; [nom barré] vous demande de prendre contact avec les militaires et de les informer que l'USG [le gouvernement des États-Unis] veut une solution militaire et que nous les aiderons, dans l'immédiat et plus tard; des notes manuscrites de Richard Helms, directeur de la CIA, prises lors d'une réunion entre le Président Richard Nixon, John Mitchell (Procureur Général) et Henry Kissinger (Conseiller à la Sécurité nationale), le 15 septembre 1970: 1 chance sur 10 sans doute, mais sauvons le Chili !; la transcription dactylographiée des mêmes notes...

Susan Meiselas

Paz Errázuriz
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Revue de presse une semaine après Manuel Valls


Ils sont en colère:
Amnesty International
Solidaires
Serge Grossvak
Gustave Flaubert (extrait d'une lettre à George Sand, le 12 juin 1867: "Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L’admirable, c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule, en leur donnant quelques sols. Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’Hérétique, au Philosophe, au Solitaire, au Poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.")
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Agenda

3 octobre 20h00 Cinéma La Clef: projection de La science achetée de Bertram Verhaag et débat avec Christian Vélot (généticien, Fondation Sciences Citoyennes et CRIIGEN) et Hervé Le Meur (OGM dangers).

17 octobre 20h30 Cinéma La Clef: rencontre avec Alain Gresh sur le thème Géopolitique du Proche-Orient à l'heure des révolutions arabes - Palestine, Syrie, Egypte. A ce propos, un édito pas mal du Diplo

Manifeste de solidarité avec quatre inculpés espagnols de l'entartage de Yolanda Barcina contre le TGV qui doit traverser le Pays Basque. Ils risquent quand même 9 ans de prison!

Un nouveau site sur le monde arabe, avec plein de belles plumes, à suivre absolument...
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Time is on my side

L'originale en 1963, par le tromboniste Kai Winding, n'avait pas de paroles. Elle est pourtant écrite par Jerry Ragovoy, plus habitué aux chansons de soul telles que Cry Baby, Piece of My Heart, Try ou Get It While You Can, et les quelques paroles qu'on peut entendre dans la version originale sont quand même chantées par Cissy Houston, Dionne et Dee Dee Warwick! L'année suivante, Irma Thomas y ajoute des paroles, mais ce n'est que la face B d'un 45t qui n'a que très peu de succès. Quelqu'un apporte ce 45t aux Rolling Stones qui en font tout de suite une reprise qui, elle, a du succès, qui devient un classique et qu'Irma Thomas reprend alors dans son répertoire.

Les reprises se succèdent alors, de Patti Smith en 1976...


...à Cat Power en 2003:


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Musique


Why? (Lesh?, en arabe, Pourquoi? en français), par le groupe palestinien DAM, sur son dernier disque Dabke on the Moon (2012), en duo ici avec notre Rachid Taha!

Une heure et demi de jazz funk avec Zigaboo Modeliste, le batteur des Meters, live au Duc des Lombards vendredi dernier.

Une demi heure sur Otis Redding, à l'occasion de la biographie éponyme de Frédéric Adrian


Et vu que je n'arrive pas à mettre à jour l'Agenda Concerts (dans la marge droite) aujourd'hui, je vous met ici les nouvelles dates:

5 octobre Trianon: Steel Pulse
11 octobre Babilo: Triple trip trio
11 octobre Trianon: Rokia Traoré
11 octobre Sunset: Benoit Widemann
12 octobre Sunside: Eric Le Lann
18-19 octobre Méridien: Vigon
18 octobre Alhambra: Seasick Steve
18 octobre Le Hangar (Ivry): Angelo Moore (le chanteur de Fishbone)
19 octobre Cigale: Recycling party avec Artus et Puggy, gratuit si vous apportez un appareil électrique à recycler!
http://www.kpsule.me/larecyclingparty2013/
23 octobre Alimentation Générale: Kicca
24 octobre La Flèche d'Or: Snarky Puppy
29 octobre Studio de l'Ermitage: Univers Nino avec Denis Colin
31 octobre Studio de l'Ermitage: Anissa Bensalah

14 novembre Badaboum (2bis rue des Taillandiers): Lescop
19-30 novembre Paris: Worldstock avec entre autres Hugh Masekela, Emel Mathlouthi, Bachar Khalife, Rachid Taha, Kamel el Harrachi...
22-23 novembre Méridien: Walter Wolfman Washington

mercredi 25 septembre 2013

ELO#158 - Fascistes partout


Mercredi 25 septembre 2013

Le musicien de hip-hop et militant antifasciste Pavlos Fyssas (Killah P) est mort. Avant de juger trop sévèrement Georgios Roupakias, le fasciste du parti grec Aube Dorée qui vient de le poignarder à mort, peut-être faut-il s'assurer qu'il n'est pas moins bien "doté de capital scolaire, intellectuel et culturel" que sa victime, et que leur altercation meurtrière n'est pas simplement "une rencontre sociale qui s’est très mal terminée"? Qu'en pense l'ami Pierre Carles?

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Palestine

La semaine dernière, l'armée israélienne la plus morale du monde a lancé des grenades assourdissantes sur un groupe de diplomates qualifiés de provocateurs parce qu'ils accompagnaient des travailleurs humanitaires. Parmi eux, Marion Castaing, une diplomate française, a été extraite de son camion et jetée à terre sans ménagement...

C'est loin d'être la première fois: en 2000, le journaliste Jacques-Marie Bourget est touché par un tir volontaire de l'armée israélienne qui refusera toute enquête et toute coopération judiciaire avec la France. En janvier 2008, Alain Rémy, consul de France, est retenu 3h au check-point de Bethléem par l'armée israélienne. Les mêmes tracasseries sont subies par d'autres diplomates et par le bus scolaire consulaire, mais le record est atteint en juin, lorsque Catherine Hyver, consule adjointe, est retenue 17 heures (sans boire ni manger) à la frontière de Gaza, et fouillée contre les règles du droit international! En janvier 2009, les domiciles de l'agent consulaire français à Gaza, Majdi Chakkoura, et d'une professeure palestinienne du centre culturel français sont ravagés par l'armée israélienne, leurs affaires détruites (ou volées) et le drapeau français souillé d'excréments! Alain Rémy, qui est souvent bloqué par l'armée israélienne lors de ses déplacements en Palestine occupée, est arrêté six heures à la frontière de Gaza, par pure mesure de rétorsion. En juin, la directrice du centre culturel français de Naplouse est sortie de son véhicule portant des plaques diplomatiques, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens. Le lendemain c'est le directeur du centre culturel de Jérusalem qui est insulté par des policiers israéliens!

Aujourd'hui, des Palestiniens se retrouvent en rade après leurs vacances à Paris parce qu'israel ne les laisse pas rentrer chez eux!!! Un article et une pétition à signer.

Enfin, Roger Waters confirme son engagement dans BDS dans un bel article dans La Vie...
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France

Selon Manuel Valls, les Roms "ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation avec les populations locales". Il va donc prochainement falloir réformer la constitution française (qu'on appellera plutôt la "Constitution Blanche") pour y définir quels est le mode de vie qui est autorisé. On sait déjà qu'il sera interdit de se couvrir la tête et d'habiter dans une caravane, qu'il est mal vu d'être chômeur ou pauvre et qu'il est préférable de porter une Rolex quand on a plus de 50 ans, mais on est impatient de connaître les autres préceptes, pour pouvoir s'y conformer au plus vite...

Daniel Mermet s'exprime enfin sur la polémique de l'été.
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Akhenaton

 

Akhenaton, du groupe IAM, a écrit son autobiographie, La face B, dont Thomas-Léopold Axelroud veut bien nous faire partager son excellente note de lecture.

Deux extraits:

 
Akhenaton a pris goût à la musique en étant très jeune grâce à son parrain. «J'ai surtout découvert la musique soul. Il écoutait beaucoup James Brown, Joe Tex, les Supremes... Le premier morceau de soul que j'ai entendu devait être du Solomon Burke; j'étais trop jeune pour me souvenir du titre de la chanson, mais je me revois tenant le disque dans la main, et je me rappelle la pochette orange avec son portrait. Je garde en revanche un souvenir précis de la chanson A change is gonna Come de Sam Cooke, sur l'histoire, dans le sud des États-Unis ségrégationniste, d'un gamin qui raconte son quotidien, le racisme, les humiliations, sans jamais perdre foi dans la vie et dans l'avenir de son pays. […] La soul possède cette particularité d'élever l'auditeur; même quand elle exprime une tristesse sans fond, elle tire vers le haut, et l'on en sort toujours grandi. […] Toutes ces chansons m'ont accompagné et inspiré le long de ma vie. Dès nos premiers enregistrements en 1986, j'ai intégré la musique soul dans les premiers morceaux d'IAM. Plus largement, la soul, grâce au rap et à l’émergence du sampling, a connu une seconde vie, près de dix ans après avoir été balayée par le disco»

Akhenaton fait également part de différentes rencontres et plus particulièrement celle avec James Brown. «Peu de temps après Madonna, nous avons assuré la première partie du "Godfather of Soul" à Marignane puis à Biarritz, alors qu'il sortait tout juste d'un séjour dans un pénitencier de Géorgie. Nous avons voyagé dans l'avion avec les JB's, les danseuses et les choristes... la classe! James, lui, avait son jet privé. Le soir, on squattait le bar avec ses musiciens jusqu'à 3h00 du matin. Un rêve éveillé: ouvrir pour James Brown, l'artiste que nous avions samplé dans quasiment tous nos morceaux. Ils nous avait grillé d'ailleurs. A la fin du premier concert, il alpagué Imhotep: "Dis-moi, tu m'as piqué tel rythme, tel riff de guitare..." Il aurait pu taper le scandale, mais non. Il avait déjà traîné en justice tous les rappeurs américains coupables d'avoir pillé ses classiques sans autorisation. Alors ça le faisait plutôt marrer de voir de petits Français lui emprunter ses rythmes et chanter en français dessus. Très cool, franchement, James, et d'une simplicité étonnante! Il nous avait invités dans sa loge, il avait débouché des bouteilles de champagne, nous avait félicités pour notre prestation et avait pris le temps de dédicacer tous les albums de Kheops. Il était avec sa femme et nous avait présentés en ces termes: "Tu vois, chérie, ce sont mes enfants" Et il s'est souvenu de nous. Sur l'album Saison V, nous voulions sampler un extrait de son classique Take Me Just As I Am pour notre morceau Tu le sais. Il nous a donné son accord sur son lit de mort, le 23 décembre 2006. Deux jours après, il disparaissait.»
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Vidéos


Suzanne, de Leonard Cohen, dans une version très originale de Meshell Ndegeocello:


Une demi heure de Irma Thomas en Suisse en 1996:


Un concert entier de Lee Fields d'une heure, cet été, dans un festival en Allemagne.
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Musique

La version originale de Storybook Children du couple "inter-racial" (à l'époque c'était exceptionnel!) Billy Vera et Judy Clay (1967) et la reprise d'un vieux groupe de reggae, The Pioneers (1972). La version originale de None of us are free de Ray Charles (1993) et la reprise de Solomon Burke (2002).


The Pioneers est aussi le groupe qui avait écrit Starvation en 1971, repris en 1985 par un super groupe de rastas anglais réuni par UB40, au profit de l'Ethiopie. Au verso du titre, on trouvait Tam Tam Pour l'Ethiopie, un morceau écrit par Manu Dibango qui avait, lui aussi, rassemblé un super groupe de musiciens africains de Paris pour cette même cause...

La soul nous parle de tout puisque voici Ollie Nightingale qui s'inquiète, en 1995, de savoir ce que sa femme fait le soir avec sa copine Louise... Et en 2012, toujours le même vieux groupe de reggae, The Pioneers, s'inquiète de la guerre sur Terre, et en particulier au Moyen-Orient...

Quatre émissions de Sébastian Danchin diffusées le mois dernier sur France Musique:
La voix de l'Amérique noire
I Have a Dream

mercredi 18 septembre 2013

ELO#157 - Clément Méric, vous vous souvenez?

Mercredi 18 septembre 2013

Loin de créer l’électrochoc antifasciste salutaire qu'on espérait, la mort de Clément Méric fut vite oubliée, ou alors évoquée le plus souvent pour chercher des excuses à son assassin. Quelle surprise de voir que même Pierre Carles, et même dans les colonnes de Siné Mensuel, ajoute ses doutes à ceux de RTL.

De nombreuses réactions à l'article de Pierre Carles ont heureusement été publiées, et je les ai postées ici, mais la polémique a malheureusement pris plus d'importance que la mort de notre camarade...

Elle s'est d'ailleurs continuée, entre autres, ici:

Entre temps, Siné Mensuel a décidé de publier la fameuse tribune à l'origine de la polémique sur son site web:

Et elle continue encore, et Siné Mensuel de septembre 2013 (disponible en kiosque) vient d'ouvrir ses colonnes aux réponses à Pierre Carles, que ce soit des amis de Clément, de Serge Quadruppani, de Jean-Jacques Rue, de Yannis Youlountas ou de... moi même!

Rappel des autres polémiques de l'été, qui continuent aussi:

Daniel Mermet et, par ricochet, François Ruffin:

Agone:
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Palestine

 
Boycott culturel d'Israël: coïncidences ou lame de fond?
Campagne BDS France
Le Courrier (Genève), 4 septembre 2013, page 2
http://www.lecourrier.ch/113664/boycott_culturel_d_israel_coincidences_ou_lame_de_fond

Le 14 août dernier, nous publiions ici même une tribune pour dénoncer l'Israfrique, soit les efforts de séduction déployés par le gouvernement israélien auprès des Africains, espérant qu'il ne parviendrait pas à convaincre le chanteur malien Salif Keita de se rendre pour la première fois en Israël (1). Techniquement, le concert prévu le 23 août au musée de la Tour de David ne se déroulait d'ailleurs pas en Israël mais dans la partie palestinienne de Jérusalem, c'est-à-dire dans un territoire occupé qui n'est reconnu comme faisant partie d'Israël par aucun Etat au monde. La population palestinienne y est quotidiennement harcelée par les colons, la police et l'armée, et des quartiers entiers sont vidés de leurs habitants palestiniens au profit de l'installation de colons, pour une judaïsation de la ville. D'autre part, le racisme que nous dénoncions ne fait qu'augmenter puisque certaines écoles maternelles et certains hôpitaux israéliens sont maintenant interdits aux Noirs (2,3) et que des dizaines de milliers de migrants africains sont destinés à une expulsion prochaine (4).

Salif Keita a annulé son voyage, mais nous ne pouvons pas nous attribuer à nous seuls la paternité de ce succès. En effet, Salif Keita est un artiste engagé et nous savions qu'il serait sensible aux atteintes aux droits des Palestiniens, aux discriminations, aux démolitions de maisons, aux emprisonnements illégaux et aux assassinats. Nul doute que la rencontre de Salif Keita avec des vétérans de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, tels que Desmond Tutu et Farid Esack, fut tout aussi déterminante pour le convaincre de la justesse de sa décision (5). Il s'est en effet rendu à Johannesburg le 17 août pour un hommage à Nelson Mandela, et a pris sa décision le 22, de retour à Bamako.

Nul doute que la lettre ouverte publiée par Roger Waters le 20 août a également joué un rôle (6). En effet, l'ancien chanteur de Pink Floyd y appelle ses collègues musiciens au boycott culturel d'Israël jusqu'à ce que cet Etat se conforme à la loi internationale et aux principes universels des droits humains. Dans le milieu du rock, cette lettre fait suite au refus du groupe étasunien The Killers à se produire dans un concert auquel il avait été invité le mois dernier. Tous ces artistes ont été informés par la campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) de l'appel palestinien au boycott d'Israël, jusqu'à la fin de l'occupation et du blocus de Gaza, au démantèlement du Mur, à l'égalité des droits pour les citoyens palestiniens d'Israël et au retour des Palestiniens réfugiés dans le monde entier.

La lettre de Roger Waters fait également suite à un incident survenu le 8 août dernier, lors du concert de l'un des plus grands musiciens vivants de musique classique, le violoniste Nigel Kennedy. Invité, avec les cordistes du Conservatoire national palestinien vêtus de leurs keffiehs, à participer au cycle de concerts des Proms au Royal Albert Hall de Londres, il y a déclaré: «Nous savons tous, grâce à cette soirée musicale, que donner les mêmes droits à tous et se débarrasser de l'apartheid rend possible des choses formidables». Le concert a été retransmis à la BBC, mais ses rediffusions ont amputé cet extrait. Il est possible que la BBC tente de déprogrammer Nigel Kennedy, invité à la prochaine grande soirée Last Night of the Proms le 7 septembre prochain, pour éviter tout autre incident. A titre préventif, le violoniste a donc publié sa propre lettre ouverte, beaucoup plus explicite, où il dénonce l'apartheid sioniste, les mauvais traitements réservés aux Palestiniens, les détentions abusives de musiciens, les atteintes aux droits humains, etc. (7)

Bien que peu relatée dans la presse, et au-delà du cas emblématique de Salif Keita, cette coïncidence d'événements - à laquelle on peut ajouter les sept musiciens de jazz ayant annulé leur participation au festival de jazz d'Eilat le mois dernier (8) - incite à penser qu'une nouvelle ère débute dans les relations entres les artistes et l'Etat d'Israël. En effet, bien qu'individuelles, cette série de décisions prises par des artistes d'une diversité de styles musicaux impressionnante, fait l'effet d'une vague qui, d'une part, submerge les efforts de séduction du ministère israélien de la culture, mais qui fait également réfléchir les autres artistes du monde entier: de quel côté de la vague se placeront-ils?

(1) http://www.lecourrier.ch/israfrique
(2) http://www.afrik.com/israel-un-hopital-interdit-aux-noirs
(3) http://www.info-palestine.net/spip.php?article13903
(4) http://tinyurl.com/phnmqtq
(5) http://www.bdssouthafrica.com/2011/08/media-release-mali-musician-salif-keita.html
(6) http://tinyurl.com/q6gpvgg
(7) http://www.kadaitcha.com/2013/08/26/nigel-kennedys-open-letter-to-the-palestine-strings
(8) http://tinyurl.com/ptfqtvd

Médiapart, 20 ans après les accords d'Oslo:


-Un webdocumentaire: Broken Hopes
-Oslo, 20 ans après: il n'y a jamais eu de processus de paix (Julien Salingue)
-Israël, Palestine, la solution à deux Etats est caduque (Jeff Halper)
-Vingt ans après Oslo, regard rétrospectif (Michel Warchawski)

Pour que la Palestine intègre la Cour Pénale Internationale, il suffit que ses représentants officiels, c'est à dire le gouvernement de Mahmoud Abbas (reconnu, même s'il n'est pas légitime, le mandat pour lequel il a été élu étant terminé depuis longtemps...)... en fasse la demande! Mais apparemment c'est déjà trop attendre de lui, ça lui fait peur, alors on va le rassurer en étant nombreux à signer cette pétition lancée par Amnesty International.
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Syrie


Hollande, le caniche raté d'Obama
A l'époque, George Michael avait écrit une chanson pour Tony Blair, Shoot the Dog:


Le rôle des musiciens libanais décortiqué dans cet article de Yves Gonzalez-Quijano. Et la chanson correspondante, Wahshani Bladi de Carole Samaha:


Parmi les armes chimiques bientôt déclarées illégales, d'après cet article sur le chili de Pinochet: Dalida et Julio Iglesias

Le meilleur texte écrit sur le sujet depuis longtemps: Nous soutenons la révolution du peuple syrien - Non à une intervention étrangère

Une pétition contre l'intervention militaire en Syrie

A propos des rumeurs de désinformation concernant la Syrie, la presse française n'est pas très riche, mais on trouve quand même du monde qui évoque cette très haute probabilité:
-Le seul article français que j'ai trouvé
-Article belge
-Article suisse
-Article italien (en français)
-Article anglais, et cette vidéo du parlementaire britannique George Galloway où il déclare: "Bachar El Assad est peut-etre assez horrible pour gazer son peuple, mais il n'est sans doute pas assez fou pour le faire à Damas, le jour meme où les inspecteurs de l'ONU spécialisés en armes chimiques arrivent à Damas...


-Article russe (en anglais)
-Article israélien (Michel Warschawski, en français)
-Articles américains (Max Blumenthal, McClatchy, Mint Press). Mais pour être honnête, ce dernier est contesté par rue89
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France


La parole des chibanis pour la première fois portée au théâtre: Invisibles, jusqu'au 20 octobre 2013 au Théâtre 13 / Jardin (103A bd Auguste Blanqui, P13)

Encore un très bon texte sur le féminisme et l'islamophobie, avec Onfray pour mauvais exemple

La preuve par 9: neuf pays soumis aux dictats du FMI, leur réactions et les conséquences. La conclusion de Fakir en deux parties est facile à tirer...
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Musique


Une demi heure d'interview de Nile Rodgers, de Chic, sur RFI. Il y évoque son passé avec les Black Panthers.

Et voici une version très sympa du classique de Ben E. King, Stand By Me, par le chanteur Johnny Adams, en 1976 sur l'album éponyme.

C'est dans les paroles de certains rap (Kenny Arkana, Rocé...) qu'on trouve les meilleures critiques de la société actuelle...
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Vidéos

Un peu de musique avec cette belle version de You Don't Know Me par Ray Charles:


Kellylee Evans reprend Alors On Danse de Stromae et My Name Is de Eminem:



1h de flamenco avec Rocio Marquez:
http://www.dailymotion.com/video/x1324zr_rocio-marquez-en-concert-aux-nuits-du-sud_music

1h de musique brésilienne énergique avec Flavia Coelho:
http://www.dailymotion.com/video/x1326q2_flavia-coelho-en-concert-aux-nuits-du-sud_music

1h et demi de reggae avec Groundation:
http://www.dailymotion.com/video/x13420j_groundation-en-concert-aux-nuits-du-sud_music

1h et demi de jazz avec Gregory Porter:
http://culturebox.francetvinfo.fr/gregory-porter-liquid-spirit-a-jazz-a-la-vilette-2013-141387

Près d'une heure de jazz aussi avec Kellylee Evans:
http://liveweb.arte.tv/fr/video/Jazz_a_la_Villette___Kellylee_Evans/

1h de reprises soul avec les Lighntnin' 3:
http://liveweb.arte.tv/fr/video/Jazz_a_la_Villette___The_Lightnin_3/

1h de vraie soul avec Bettye Lavette:
http://www.rtve.es/alacarta/videos/festivales-de-verano-de-la-2/festival-jazz-san-javier-beyette-lavette/2015777/

L'image est pourrie, mais le son n'est pas mal pour ces quelques reprises de John Lennon par Bettye Lavette:
http://www.youtube.com/watch?v=ods5Fy52eaE