La première vague aura emporté Manu Dibango, la deuxième vague de covid-19 emporte Toots Hibbert, de Toots and the Maytals, pionnier et légende du reggae, auteur d'une série impressionnante de tubes immortels depuis la fin des années 1960, et repris ensuite des dizaines de fois (« Bam Bam », « Sweet and Dandy », « 54-46 That’s My Number », « Funky Kingston », « True Love is Hard to Find », « Pressure Drop », « Monkey Man »...).
Il est aussi l'auteur d'une belle brochette de reprises aussi, souvent inspirée de la soul américaine, comme sur le disque Toots in Memphis en 1988. Il distillait la soul dans son reggae aussi, lui qui avait une voix très proche de celle d'Otis Redding...
Bam Bam (1966)
54-46, That’s My Number (1968)
Sweet And Dandy, dans sa version historique du film The Harder They Come, 1972. On y voit Jimmy Cliff prendre goût à la musique en voyant Toots chanter, alors que dans la vraie vie, Cliff chantait depuis plus longtemps que Toots...
Funky Kingston (1975)
Concert d'une heure à San Francisco en 1975 :
Sa reprise de I’ve Got Dreams To Remember de Otis Redding, dans sa version live à San Francisco en 1975, avant celle de Toots in Memphis
Bam Bam (dans la version de 1982 par Sister Nancy)
Yellowman - Nobody Move (1984), avec du 54-46 dedans...
Sa reprise de Hard to Handle de Otis Redding (1988)
G. Love - Making Amends, avec sa ligne de basse pompée sur 54-46 (1997)
Bam Bam, avec Shaggy (2004)
Monkey Man (dans la version de 2006 par Amy Winehouse)
Sa reprise de I Gotta Woman de Ray Charles (2007)
Sa reprise de Higher Ground de Stevie Wonder (2010)
En 2011, la BBC sortait un documentaire d’une heure sur lui : Toots and the Maytals Reggae Got Soul (George Scott, BBC, 2011, 59 minutes)
Bon, il faut avouer que depuis les années 2000, il faisait tourner la boutique. Je l’ai vu plusieurs fois en concert à des années d’écart, et bien qu’il était excellent et que le show était parfait, je pense qu’il était identique à chaque fois. Il sortait surtout des compilations, des disques live, des disques de reprises de ses propres titres avec des invités prestigieux... Mais il était toujours en pleine forme, toujours aussi sympa, et avec une voix intacte...
Concert d’une heure et demi en Allemagne en 2017. Il y fait quelques solo de guitare, et le final est jouissif :
Il y a à peine un mois, il avait encore sorti un disque original, avec le titre Just Brutal, plein de soul et dont on retiendra le message, pour finir : « I don’t know what this world is coming to » :
Putain de virus... --------------------------------------------- Musique et politique
Ambiance coronavirus ET Black Lives Matter avec ce rap qui appelle à l'annulation de 2020: Eric Roberson - Cancel 2020
Un collectif "African American Expat Singers In Paris" chante un mix de You've Got a Friend, What's Going On et Lean On Me, au moment du confinement ET de Black Lives Matter:
Une chanson riche du bluesman John Németh - Bars, avec l'Amérique d'aujourd'hui, #MeToo, Trump, le réchauffement climatique, la pauvreté, les migrants, la sécurité, l'alcoolisme, la prison...
--------------------------------------------- Sport et politique
Je découvre l’existence du FC Ménilmontant 1871, équipe de foot communarde, anti-fasciste, antisexiste, antiraciste, pro-palestinienne, contre la gentrification et les violences policières !
Samedi 12 septembre 2020 18h : conférence animée par Issam Sahili, en présence de Jihane Sfeir (historienne) et Zyad Majed (politiste et éditorialiste) sur la thématique du conflit actuel au Liban. 20h30 : concerts de Bachar Khalifé, Osloob, et Wael Alkak
Dimanche 13 septembre 2020 12h30: Brunch : dégustations de spécialités libanaises 15h: Lectures théâtrales de Raymond Hosni et Hanane El Dirani; récital de Roula Safar; projection du film Home Sweet Home, de Nadine Naous
Exposition des photographies de Zakaria Abdelkafi et de Dar Al Mussawir (Maison de la photographie à Beyrouth).
L'entrée est à PRIX LIBRE : ce que vous donnez sera reversé à l'association arcenciel, une association libanaise créée durant la guerre civile le 21 novembre 1985 et reconnue d’utilité publique dès 1995. Sa mission est de participer au développement durable, en soutenant toutes les personnes en difficulté et en participant à l’intégration des communautés marginalisées. arcenciel met en place des actions d’aide immédiates afin de répondre aux besoins les plus urgents : aide médicale, travailleurs sociaux sur le terrain, accompagnement social, traitement des matériaux et remise à neuf... ------------------------ Palestine
Solidarité avec la Palestine aussi, tandis qu’Israël continue à bombarder Gaza, pendant que sa seule centrale électrique est forcée de fermer en raison de la décision d’Israël d’interdire l’entrée du fuel dans la Bande, et alors que le Coronavirus se propage hors des centres de quarantaine... Haidar Eid reprend Abdel Halim Hafez... Peut-être que la musique nous sauvera collectivement?
Pendant ce temps là, la répression israélienne s'en prend aussi à la Science et à la Culture palestiniennes, pour effacer toute trace d'une créativité et d'une vitalité palestinienne...
Mirna Bamieh, qu'on avait aussi vu dans le documentaire Palestiniennes, de Mariette Auvray dont on avait déjà parlé ici... ---------------------------------
Egypte
Le
Mahragan, un genre musical égyptien qui combine depuis les années 2000
chaâbi, techno et rap. Il aborde dans ses paroles des revendications
sociales et à révolutionné la musique à la fin de l’ère Moubarak, comme
en témoigne ce documentaire tourné à cette époque.
Mahragan, documentaire égyptien de Omar El Shamy (25 minutes, 2012)
Un morceau de Sadat et Alaa Fifty Cent de 2013 (je n'irai pas):
Dix
ans plus tard, sous Sissi, cette musique AUSSI est poursuivie par la
censure de ce pouvoir dictatorial, qui la qualifie de vulgaire et de
"plus dangereuse que le coronavirus"... S'attaquant en particulier à
cette chanson innocente (la fille des voisins), vue plus de 34 millions
de fois depuis 6 mois:
Hassan Shakosh et Omar Kamal - Bent El Geran (2020)
Issu de la BO du film Comme un aimant (réalisé en 2000 par Kamel Saleh
et Akhenaton), la BO est de Bruno Coulais et Akhenaton et elle est
spéciale à plusieurs titres:
1) Tous les morceaux sont écrits par
Bruno Coulais et Akhenaton, parfois avec l'aide d'autres auteurs, en particulier les rappeurs qui écrivent leurs paroles, comme Bouga et le seul vrai tube de ce disque, Belsunce Breakdown.
Pourtant de grandes stars sont invitées sur ce disque: Millie Jackson (3
chansons), Marlena Shaw (2 chansons), Isaac Hayes, Dennis Edwards (des
Temptations), Talib Kweli, et d'autres, et le résultat est d'ailleurs un tout petit
peu décevant compte tenu de ce générique de folie.
2) Akhenaton
s'adapte et écrit du rap, de la soul, mais aussi de la chanson corse ou
napolitaine avec Ammore Annascunnuto, interprété par Mario Castiglia et
dont... Céline Dion tombera amoureuse et qu'elle reprendra souvent en
concert! Et merci à Thomas-Léopold pour m'avoir aidé à trouver cette info.
3) Autre curiosité, une chanson de Millie Jackson est...
Dir Yassin, le village palestinien dont 250 femmes, vieillards et
enfants furent assassinés par l'armée sioniste en 1948! Lorsque le
disque de 21 chansons est réédité l'année suivante, une seule chanson
manque... celle ci, comme par hasard...
------------------------------------
Mazette
J'ai écrit ce texte pour Mazette,
mais je ne leur ai pas envoyé, pensant que lorsqu'il serait publié,
début septembre, il serait probablement dépassé, alors je vous en
fait profiter...
Si vous en voulez d'autre, c'est peut-être
l'occasion de vous abonner? Je vous rappelle que c'est un mensuel de BD,
d’humour, d’écologie, de musique, et d'actualité, libre et sans pub,
mais en ligne. Ce n'est que 3 Euros par mois et vous avez accès aux
archives (donc les 10 premiers numéros gratuits!), et en plus ils ont
besoin d'argent pour pérenniser ce joli projet... https://mazette.media/abonnement/
Cette pandémie nous aura fait vivre de véritables montagnes russes
émotionnelles. Il faut dire qu’on n’a pas été aidé par un pouvoir qui
n’a fait que dire chaque jour le contraire de ce qu’il disait la
veille...
Injonction à aller au théâtre, à rester chez soi, à
voter, à fermer les commerces, mais pas tous, à fermer les marchés, mais
pas les supermarchés, à télétravailler, sauf pour certains, à laisser
un siège vide entre deux personnes dans le bus, mais pas dans le train,
ni au restaurant, à ne pas aller au spectacle, sauf au Puy du Fou, à ne
pas se faire tester, à se faire tester, à ne plus rester chez soi, à ne
pas mettre de masque, à mettre un masque à l’intérieur, mais pas au
bureau, à les laver, mais pas trop, à mettre un masque dehors, mais sans
les fournir, et sous peine de 135 Euros d’amende…
On peut être
effaré et en colère contre ces dirigeants-girouettes, et parfois on
arrive à en rire. Mais qu’en est-il des enfants? J’ai bien peur qu’un
autre effet, involontaire peut-être, est de créer une génération
d’enfants dociles, soumis et manipulables. Des enfants à qui on est en
train d’apprendre qu’il faut obéir aveuglément à des ordres absurdes et
contradictoires pourvu qu’ils viennent d’en haut. Une génération de
moutons. Pourvu que ça ne marche pas.
Heureusement, la société
civile n’est pas en reste, généreuse en rumeurs contradictoires : le
virus est sorti d’un laboratoire américain pour couler la Chine, ou d’un
laboratoire chinois pour couler les États-Unis. Le virus se propage via
la 5G dont les masques servent d’antennes. Les tests permettent de nous
implanter des puces pour nous espionner. La chloroquine guérit du
virus, la chloroquine ne fait rien, la chloroquine aggrave le virus…
Grâce à tout ça, les enfants ne savent plus qui croire et, avec un peu
de chance, ils décideront qu’il vaut mieux réfléchir par soi-même.
Personnellement,
j’ai du mal à choisir entre les différentes théories du complot. Il y
en a pour qui le virus n’existe même pas, il a été inventé de toutes
pièces pour contrôler la population, ou au contraire pour piéger la
reconnaissance faciale avec les masques, pour coller des amendes, vendre
de la chloroquine, du gel hydro-alcoolique et de la crème hydratante
pour les mains. D’autres pour qui le virus existe, mais c’est le
confinement et l’état d’urgence qui sont des complots, pour libérer des
places de bureau, détricoter un peu plus les acquis sociaux, accroître
la surveillance et la répression des militants, et casser le mouvement
des gilets jaunes. Mais le plus crédible est que c’est un complot de
chats, venus de l’espace pour retenir les humains à la maison…
En
2017, à Tremblay-en-France, la municipalité a lancé une vaste opération
de collecte de berceuses et comptines qui a permis de récolter 200
chants en 35 langues auprès d’une centaine de familles. Cette collection
de chants illustre la richesse culturelle des habitants et la multitude
de langues parlées à Tremblay, c’est un « Trésor municipal de la
diversité ».
N’ dé kadi│MALI │bambara Nina bobo│INDONESIE│indonésien Con cò be be│VIETNAM│vietnamien Kousk Breiz Izel│FRANCE│breton A saia da Rosa│PORTUGAL │portugais Djé djé vi yin│BENIN │minan Un ciodo de fero vecio│ITALIE │italien Bok srov│CAMBODGE│khmer Nana meu menino│PORTUGAL│portugais Tou tou gbovi│TOGO │minan Sleep my baby│PAYS DE GALLE│anglais Z popielnika na Wojtusia│POLOGNE│polonais Manman créole│MARTINIQUE│créole Nini ya momo│Maroc │arabe Koumbi│TCHAD│sara Petit escargot│FRANCE│français Kan pitite an mwen│MARTINIQUE│créole Rima│LIBAN│arabe
Les actes nuisibles seront dénommés délits ou crimes selon leurs natures. Les personnes jugées coupables de crimes seront dirigées vers les camps de vacances du Pays Aéré où elles seront encadrées et accompagnées par des animateurs et des psychologues. Ce temps au camp sera l’occasion pour elles de se ressourcer, reprendre goût à la vie en faisant par exemple du toboggan. Les camps seront mixtes de façon à ce que les internes puissent avoir des relations sexuelles pendant cette période de transition essentielle à leur reconstruction et à leur future intégration au sein de la société aérée. Les personnes jugées coupables de délits auront la possibilité de s’expliquer sur leur geste en choisissant un mode d’expression (artistique, spectaculaire, musical, etc...). Ainsi, chaque mois, une Grande Fête du Délit animera villes et campagnes et seront présentés tous les travaux réalisés. Ce sera l’occasion pour les auteurs d’infractions d’exposer le fruit de leur réflexion, et ainsi d’aider les citoyens à réfléchir eux-aussi aux règles qui régissent la société. La prison sera abolie. Les amendes seront abolies. La morale sera abolie. Les policiers seront remplacés par des animateurs BAFA.
2. Il n'y a pas de point 2
3. Les Anus
La monnaie sera abolie. Tout sera à disposition des citoyens gratuitement en fonction de leurs besoins, qu’ils détermineront eux-même dans la plus grande auto-régulation. Le système de troc n’est de fait plus valable. Il n’existe plus d’échelle de valeurs entre les marchandises ou produits telle que cette échelle était conçue auparavant. La réalité qui persiste est celle des capacités de rendement de l’environnement lui-même qui comporte ses propres réserves et ses limites, et qu’il convient de ne pas brusquer. L’échange se fait donc naturellement en fonction des capacités et besoins de chacun, ainsi que des capacités et besoins de l’environnement direct. Les pièces en tant qu’objets seront conservées sous forme de rondelles trouées : ainsi on peut aisément se les coincer dans les orbites pour en faire des lunettes rigolotes ; ou se les mettre au cul pour assurer notre devoir de mémoire vis-à-vis de l’ancien système monétaire. De par leur forme et leur utilisation, le nouvel étalon de ces pièces sera nommé «l’Anus». Par voie de fait, les banquiers deviendront des trous-du-cul. Un rapport sexuel anal deviendra un «rapport monétaire». L’usage de chéquiers sera conservé, et la rédaction de ceux-ci se fera également en anus. Outre le plaisir ludique que pourront prendre les habitants du Pays Aéré à manuscrire ces bouts de papiers comme le faisaient leurs parents ou leurs grands-parents, les chèques serviront uniquement de monnaie d’échange avec les autres pays. Ainsi, il sera possible d’ échanger 1 million d’Anus contre 1 million de dollars : les dollars ainsi importés au Pays Aéré serviront de combustible pour la nuit des étoiles filantes (cf. chapitre Traditions et nuits cosmique).
4. Le Libéralisme
Le libéralisme sera aboli. Cependant, il ne sera pas anéanti, et l’expérience du libéralisme continuera de se faire dans un cadre restreint et prévu à cet effet. Les Capitalistes pourront s’organiser en villages capitalistes indépendants dans le Larzac. Ils seront libres d’y désigner arbitrairement exploitants et exploités, d’accumuler des richesses les uns au détriment des autres. Cette possibilité de vivre pleinement l’expérience d’une organisation en collectivité inégalitaire et absurde est le meilleur moyen pour que les citoyens réintègrent d’eux-même le système du Pays Aéré.
5. La Mode et l'Élégance
La mode, véritable fléau écologique et sociétal, sera abolie et remplacée par l’Élégance. L’Élégance sera un art de vivre régie par 3 grands piliers : Confort, Diversité, et Joliesse. Par exemple, le port du petit short respectant ces 3 piliers sera donc fortement recommandé pour les hommes et les femmes du 1er mai au 1er octobre inclus. La laideur physique sera abolie, afin de lutter contre l’isolement et l’exclusion. Le rôle du ministère de l’Élégance consistera à mettre en valeur le rayon de soleil qui sommeille en chacun de ses citoyens, afin de leur assurer un épanouissement complet. Les corps masculins et féminins seront libérés des carcans réactionnaires.
6. La répartition du travail et les travaux d'utilité collective
Prenant en compte la surproduction flagrante des anciennes sociétés capitalistes, à laquelle s’ajoute une productivité accrue par le progrès technologique, le temps de travail sera considérablement réduit. La semaine de 9 heures de travail sera mise en place, les horaires seront à répartir dans la semaine selon les affinités de chacun, les heures supplémentaire constitueront un délit. Les métiers nocifs (management par exemple) ou inutiles (management par exemple) seront abolis, créant ainsi du chômage et libérant du temps libre pour la collectivité. Les travaux considérés comme ingrats dans les sociétés classiques car difficiles, fatigants, dangereux ou mal payés, seront désormais répartis sur l’ensemble de la population. Chacun sera dans l’obligation, plusieurs fois dans l’année, d’effectuer chacun de ce que nous appellerons les TUC (Travaux d’Utilité Collective). Ces travaux seront rendus très agréables pour faciliter l’implication et l’enthousiasme de tous. Exemple : le ramassage des poubelles sera effectué avec plaisir par les habitants, à tour de rôle et en équipe. Le camion sera décoré, éclairé et sonorisé. Le travail sera effectué à un rythme vécu comme naturel, sur un air de disco. Danser et chanter sera possible et même recommandé. Le camion poubelle sera attendu par les riverains tellement il constituera une explosion de bonheur pur. Bien évidemment, la journée de travail se terminera par une grande fête.
7. La tradition et les nuits cosmiques
La religion n’existant plus dans le Pays Aéré, de nouvelles célébrations remplaceront les anciens rendez-vous culturels. Les nuits d’étoiles filantes, éclipses totales et autres phénomènes astronomiques seront générés artificiellement pour que tout le monde puisse participer régulièrement à ces événements hors du commun et exaltants. La recherche dans le domaine de l’astrophysique sera favorisée pour que le Pays Aéré soit à la pointe des découvertes sur l’univers et le premier à organiser des voyages stellaires civils et gratuits. La religion et ses dogmes abolis, il s’agit donc de recréer une nouvelle tradition. Certains de ses aspects seront empruntés aux temps révolus. Nous faisons ainsi preuve de discernement : il n’y a pas que du mauvais dans l’ancien. Les hymnes, les drapeaux, les langues, accents et plats traditionnels, pour refléter notre culture, ne pourront en aucun cas être exclusifs. Chacun pourra donc inventer et arborer sa vision des couleurs du Pays Aéré avec son drapeau personnel. Ainsi aux balcons des villes flottera une multitude de teintes, formes et symboles, tous fièrement emblématiques de cette culture qui sera la nôtre. Des accents mensuels seront définis par le ministère des Mots et des Accents. De courts tutoriels diffusés sur la chaîne nationale permettront de s’approprier l’accent du mois. Les Journaux Télévisés seront présentés dans l’accent du moment. Les chanteurs représentant le pays seront tous les chanteurs dont le prénom est Richard. Quelqu’un qui souhaiterait représenter le Pays en chanson pourrait choisir de s’appeler Richard. Les discours officiels seront proposés sous forme de karaoké sur la chaîne nationale. Chaque foyer sera réuni lors de ce moment convivial pour chanter les vœux du ministre (ou de quelqu’un d’autre). Chacun pourra ainsi éprouver en sa chair les mots des représentants du peuple. Il sera possible de regarder, dans un deuxième temps du programme, le ministre interpréter lui-même son discours chanté.
8. La défense
Le Pays Aéré sera en possession de l’Arbre Nucléaire, en tant qu’arme de dissuasion massive. Afin d’assurer la souveraineté militaire du pays, le service militaire sera obligatoire pour les femmes comme pour les hommes pendant les 2 mois de vacances d’été de leur treizième année. Les chars seront remplacés par des ballons sauteurs, les fusils par des frites de piscine, le commandement du service militaire sera assuré par des animateurs BAFA (services de police), les camps seront appelés centres aérés. ---------------------------------------------------- Jowan Safadi
Rockeur palestinien, si vous en avez l'occasion, ne manquez pas de voir le film qui lui est consacré, Namrud, de Fernando ROMERO-FORSTHUBER, Autriche, 95 minutes, 2017
J'avais posté ici To be an arab (en hébreu 2015):
Ici son duo avec Tamer Nafar, Awal Bawal (petit à petit) (en arabe 2015)
Un titre de plus sur la police:
Al Bulis Mish Bulisna (La police n'est pas notre police) (en arabe 2019)
Et une chanson encore plus récente:
Super White Man (en anglais 2019)
---------------------------------------------------- Autres chansons politiques
Belles paroles et, au passage, belle leçon de québécois:
Les Cowboys Fringants - L’Amérique pleure (Québec, 2019)
Des rappeuses néozélandaises racisées et féministes dans les années 1990:
Sisters Underground - In The Neighbourhood (Nouvelle Zélande 1994)
Pour celles et ceux qui aiment écouter le flow, l'intelligence et l'humour de Mohamed Ali, le disque qu'il avait enregistré quand il s'appelait encore Cassius Clay est en ligne ici, et les trois premiers morceaux sont savoureux, I Am The Greatest, I Am The Double Greatest et Do You Have to Ask? :
Comment ne pas penser à la chanson de Fairouz - Li Beirut (1984), déclaration d'amour à la ville, en pleine guerre civile, sur une musique inspirée du Concierto de Aranjuez.
Une pensée pour Fairouz aussi, d'ailleurs, qui à 85 ans ne va pas bien du tout...
Même si cela date de 2015, un petit concert enregistré à Fontaine, à côté de Grenoble, de la famille beyrouthine par excellent, Marcel, Rami et Bachar Khalifé (disponible pendant 3 mois):
------------------------------------ Autres chansons politisées
Une chanson italienne en hommage à toutes celles et tous ceux qui traversent la méditerranée, avec des paroles de Erri de Luca:
Canzoniere Grecanico Salentino - Solo andata
Superbe chant a cappella de Nai Barghouti - Insa Keef (reprise de Fairouz, sur les sentiments d’abandon, de désir et de solitude qui envahissent ceux qui sont emprisonnés, en solidarité avec Ramy Shaath et les prisonniers d’opinion en Egypte. )
Contribution de la dessinatrice tunisienne Willis from Tunis:
On connaît l'un des rares titres politisés de James Brown, I'm Black and I'm Proud, mais je découvre celui ci qu'il a écrit pour Marva Whitney cette même année 1968, l'année de l'assassinat de Martin Luther King auquel il est fait allusion ici:
Marva Whitney - I’m Tired, I’m Tired, I’m Tired (Things Better Change Before It’s Too Late)
I’m tired of working for nothing, being treated like a slob I’m tired of having to be a maid, and now I want a real, real job I’m tired of my man giving up his best years and And still he doesn’t have nothing, I’d rather drown in my own tears I’m tired, I’m tired, I’m tired, I’m tired According to faith, things better change before it’s too late
I’m tired of my father being depressed, coming home and raising sin I’m tired of my mother sitting home dipping snuff Telling us about the bull of men You know I, I’ve heard that song so much, even when I dance Are you gonna soul, I can, I may not get another chance I’m tired, I’m tired, I’m so tired, I’m so tired But you know, according to think, things better change right before it’s, before it’s too late
Oh, we can’t history repeat itself We can’t let it take us back 100 years As long as I can remember, we’ve always, always been in the arena, mmm
You can’t judge a man by the color of his skin It’s what he knows and who he know And where he’s going and where he’s been As long as a person can reduce the odds You’ve gotta give him the credit for his smarts
A soul man, a soul man took him, took his life Dr. King, he died for us If I can remember 10 years ago He was riding, he was riding in the rear of the bus You know I"m so tired, I can’t take no more y’all Oh, you know I’m so weary and scorned, mmm-hmm I’m tired, I’m so tired, I’m tired, so tired Oh, I’m tired... =========================== Un article que j'avais raté sur Maurice Rajsfus:
"La réalisatrice Mariette Auvray nous emmène à la rencontre de jeunes femmes palestiniennes qui racontent leur culture et leur identité. Activistes, féministes, entrepreneuses, artistes… Toutes illustrent à leur manière la scène underground palestinienne et réinventent la résistance culturelle et politique en 2020."
Trois petits films sympa d'un quart d'heure chacun, avec les limites inhérentes à ce genre de projets: une française part en Palestine pour filmer, donc elle rencontre des amies d'amis, et sociologiquement c'est très limité à une certaine bourgeoisie palestinienne. Ce n'est donc pas "la" Palestine, mais c'est "une" Palestine, et puis ce sont des femmes arabes...
C'est grand public, pas du tout radical, mais au moins on parle de Palestine et de Palestiniennes, alors pourquoi pas...
Episode 1:
Episode 2:
Episode 3:
J'en profite pour découvrir la rappeuse palestinienne Safaa Hathot: Btetharsh Feha Leh
Et pour sourire, quand l'armée suisse a presque envahi la France :
Siedah Garrett - The New Frontier (Say Their Names)
Thee Sacred Souls - Give Us Justice
Bettye Lavette - Strange Fruit (reprise de Billie Holiday)
José James - When They See Us
Sheila E. avec Lynn Mabry, Sy Smith et Angela Davis - Yes We Can Can (reprise des Pointer Sisters)
Jarrod Lawson - Embrace What We Are
H.E.R. - I’m Not OK
Tank and the Bangas and Friends - What The World Needs Now Is Love (reprise de Dionne Warwick)
Candi Staton - I Wonna Holla
Alicia Keys - Perfect Way To Die
Jon Batiste - We are
Christian McBride - Medgar Evers’ Blues
The Harlem Gospel Travelers - Fight On!
Clipping - Chapter 319
Anderson Paak - Lockdown
Public Enemy - State Of The Union
Terry Ellis - Angry Black Woman
H.E.R. - I Can’t Breathe
Shakura S’Aida - Takin’ It To The Streets (reprise des Doobie Brothers)
Melissmell et Didier Super - CRS
Tarrus Riley - Healing
Leon Bridges - Sweeter
Tomi Jenkins - Whatever It Takes
Black Artists for Black Lives - Feeding Off the Love of the Land (reprise de Stevie Wonder)
Salaam Remi, Sandra Bland, Black Thought, Cee-Lo Green, Anthony Hamilton, Syleena Johnson et Stephen Marley - Is It Because I’m Black (reprise de Syl Johnson, le papa de Syleena)
Excellent film de 2016, 13th, de Ava Duvernay, est un documentaire essentiel pour comprendre la situation actuelle des Etats-Unis en la replaçant dans son Histoire.
Comment les Etats-Unis se sont construits grâce à l'esclavage, comment il ne fut donc pas possible de l'abolir du jour au lendemain, et comment d'autres stratagèmes ont été mis en place, en particulier la police, l'(in)justice, la prison, le racisme systémique, pour continuer de dominer et d'exploiter la population "africaine-américaine" jusqu'à aujourd'hui, avec des rôles importants joués par Lincoln, Nixon, Reagan, mais aussi Clinton...
C'est vraiment un chef d'oeuvre dans son genre, et il est maintenant disponible sur Youtube (normalement avec des sous-titres):
Ava Duvernay - 13th
Une chanson du film :
Common et Bilal - Letter To The Free
Et une qui aurait pu y être, qui mentionne le 13ème amendement:
Prince - Avalanche (2002)
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Autres chansons
Poème sur le racisme et le sexisme de la soi disant intelligence artificielle:
Joy Buolamwini - AI, Ain't I A Woman?
Rocé revient avec un rap anticolonial:
Rocé - Tenir debout
Le chanteur basque Fermin Muguruza, ancien punk, fan de reggae, ami de Manu Chao, est aussi engagé en solidarité avec la Palestine. Il tente de convaincre la compagnie ferroviaire basque CAF de ne pas construire le tramway israélien qui franchit la ligne verte et ainsi collabore à l'occupation illégale de Jérusalem Est. Il reprend et adapte la chanson de Bob Marley et Peter Tosh intitulée Stop That Train:
Fermin Muguruza - Stop That Train! Jaitsi Zaitez!
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Egypte
Ramy Shaath est en prison en Egypte depuis un an, uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression et à l'activité militante, enfermé dans une cellule surpeuplée, sans soins médicaux.
Ramy est considéré comme un prisonnier d’opinion par Amnesty International, détenu avec d’autres militants, journalistes, avocats, etc., tous emprisonnés pour leur activité politique légitime.
Ils et elles demandent la libération de Ramy Shaath et des prisonniers d’opinion en Egypte:
Annemarie Jacir - Réalisatrice
Brian Eno - Musicien
Danny Glover - Acteur et réalisateur
George Smith - Prix Nobel de Chimie
Hafidha Chekir - Vice-présidente de la FIDH
Ivar Ekeland - Economiste et mathématicien
Mike Leigh - Réalisateur
Molly Crabapple - Artiste
Nai Barghouti - Musicienne
Noam Chomsky - Philosophe
Peter Gabriel - Musicien
Rafeef Ziadah - Poète
Richard Falk - Ancien Rapporteur Spécial des Nations Unies
Roger Waters - Musicien
Thurston Moore - Musicien
V (anciennement Eve Ensler) - Dramaturge
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Palestine
A la fin de l'année dernière, Solidaires a publié une brochure de près de 300 pages sur la Palestine, une mise à jour significative de l'édition précédente de 2009 qui était épuisée. Elle est disponible à l'achat au prix public de 8 euros:
Du 24 au 26 juillet 2020, de 15h à 23h, au Cabaret Sauvage à Paris: Le Festival des Confinés, avec Sidi Wacho, Sandra Nkaké, La Caravane Passe, Féloche, Soviet Suprem... (gratuit)
Une de ces pages sombres de l'histoire des États-Unis qu'une histoire alternative doit préserver de l'oubli...
Aujourd'hui celle de la communauté MOVE de Philadelphie...
Ça commence en 1972, un groupe de Noir.es américain.es décide de
s'organiser selon leurs règles. La société ne leur plaît pas, ils et elles
veulent vivre à l'écart du racisme et du capitalisme, en retour à la
nature, se laissant pousser les cheveux en dread-locks, végétarien.nes,
antimilitaristes, anti-technologie, ils ne boivent pas, ne fument pas, ne se droguent pas,
tout en étant très politisé.es dans la mouvance des Black Panthers. Leur
"leader" se fait appeler John Africa, et toutes et tous ont pris Africa comme nom de famille.
Révolutionnaires, ils et elles sont proches du christianisme et optent pour la non violence. Illes se font connaître en manifestant contre l'exploitation des animaux, les zoos, le nucléaire, la brutalité policière, mais aussi en intervenant dans des débats publics pour poser des questions gênantes aux conférenciers (comme Jane Fonda, Dick Gregory, Richie Havens, Walter Mondale ou Buckminster Fuller) qui passent en ville. Leur éloquence s'exprime également lors des nombreux procès qu'ils et elles subissent, où illes en profitent pour démonter l'absurdité des accusations dont illes font l'objet. Illes s'occupent aussi des sans abris, des personnes qui sortent de prison, des personnes âgées de leur quartier. Illes offrent de la nourriture et du bois de chauffe à ceux qui en ont besoin... Leur succès auprès des jeunes est vu d'un mauvais œil par les autorités qui vont essayer de leur mettre des bâtons dans les roues, puis dans la gueule, puis finalement des bâtons de dynamite...
Régulièrement ils et elles sont harcelé.es, arrêté;es, battu.es, y compris (et même peut-être "en particulier") les femmes enceintes ou qui portent un bébé dans leurs bras, qui font souvent des fausses couches et qui, en 1976, cause la mort d'un bébé. Suite à une autre bagarre, en 1976, trois membres sont emprisonnés pour de longues peines, et la demande de leur libération devient le combat principal de MOVE. Ils posent avec des armes à feu, le plus souvent factices.
En 1978, première tentative de la police et de la ville de les chasser de la maison qu'ils et elles louent. Un siège de deux mois est imposé pendant lequel l'électricité et l'eau sont coupées, et tout ravitaillement est empêché. Après une négociation, les trois prisonniers sont libérés, les poursuites sont abandonnées, et MOVE accepte de quitter la maison sous 90 jours.
En mai, la police fouille la maison, constate qu'il n'y a pas d'armes à feu de cachées, et décide à nouveau d'arrêter les membres de MOVE. En août, des centaines de policiers entourent la maison, mais les membres restant (une vingtaine de personnes, hommes, femmes, enfants) refusent de se rendre. La police commence par des gaz lacrymogènes, et puis une fusillade survient. Alors que les membres de MOVE affirment qu'aucune de leurs armes à feu n'était fonctionnelle ce jour là, un policier meurt par balle (aujourd'hui on pense qu'il est mort d'un tir "ami"). Lorsque les tirs s'arrêtent, les membres de MOVE sortent et sont immédiatement arrêtés et tabassés. Pour ce policier mort d'une seule balle, neuf membres de MOVE, dont une femme enceinte, Debbie Africa, seront condamnés à des peines de 30 à 100 ans de prison. Des bulldozers ayant immédiatement rasé la maison, plus aucune preuve ne
pouvait innocenter les membres de MOVE de l'accusation de tir. De
nombreuses tentatives d'appel du jugement furent néanmoins testées, sans
succès, mais ce n'était que le début.....
Deux des neuf prisonniers mourront en prison (Phil Africa, un jeune homme, et Merle Africa, une jeune femme, en pleine forme, dans des conditions étranges), et la plupart y passeront plus de 40 ans, refusant de renier leur engagement auprès de MOVE. La femme enceinte, Debbie Africa, et son compagnon, Mike Africa, n'auront connu leur fils né en prison, Mike Africa Jr., qu'à 39 ans. Quelques mois après leur libération, ils se marient. Le dernier des neuf n'est sorti qu'en février 2020 (pour rentrer en confinement un mois plus tard!), après 42 ans de prison!
Anecdote: à Philadelphie, parmi les intellos noirs de la ville séduits par MOVE et les Black Panthers, on trouve le jeune journaliste Mumia Abu-Jamal qui a couvert l'affaire de 1978. Lui aussi sera accusé d'avoir tué un flic, en 1981, et attend depuis près de 40 ans qu'on découvre qu'il n'est pas le coupable... Mais ça n'est pas tout...
Le comble de l'histoire se déroule en mai 1985: la police et la ville veulent en finir avec MOVE qui, entre temps, à déménagé dans une nouvelle maison. Ayant un mandat d'arrêt pour certains membres, pour des incidents mineurs (du genre "trouble sur la voie publique"), 500 policiers entourent la maison. A nouveau, coupure d'eau et d'électricité, les flics forcent la porte, mais les membres de la communauté refusent de se rendre et
se réfugient dans le sous sol de la maison. Après les gaz lacrymogènes, la police décide d'inonder
le sous sol pour forcer la douzaine de personnes (hommes, femmes,
enfants) à sortir. Plus de dix-mille coups de feu seront tirés, et il est probable que tous émanent de la police. Un policier témoignera qu'il a installé une mitraillette face à la maison, avant de se rétracter le jour du procès. Pour une simple bande de hippies qu'ils n'arrivent pas à déloger, le chef de la police franchit une étape de plus dans la folie et demande à un hélicoptère de la police de larguer une bombe sur le toit de la maison. Après l'explosion, un incendie se déclare, et le chef de la police demande au chef des pompiers de laisser la maison brûler. 65 maisons seront détruites par le feu, empêchant encore une fois de recueillir des preuves pour un éventuel procès. 11 personnes seront assassinées, dont John Africa, et 5 enfants... Des soupçons existent quant à la présence de policiers en embuscade, chargés de tirer sur les membres qui sortiraient de la maison, pour les forcer à retourner dans la maison et y mourir. Seule une femme, Ramona, et un enfant, Birdie, survivront. Ramona Africa sera condamnée à 7 ans de prison, et elle les effectuera jusqu'au dernier jour. Dix ans plus tard, l'action de la police sera jugée "excessive", mais aucun policier ni membre de la mairie ne sera condamné à un seul jour de prison.
Un documentaire en français de 20 minutes, centré sur l'histoire de Debbie et Mike est ici:
Et un documentaire d'une heure et demi, déprimant:
Pour un lien avec la musique, quand même, même si aucune chanson à ma connaissance ne fait encore allusion à cette histoire, Mike Jr. est un rappeur. On l'a vu récemment aux manifestations pour George Floyd, et il n'a pas la langue dans sa poche: Time To Rise
Selon le calendrier Maya, la fin du monde est pour cette semaine:
Alternate reading of Mayan calendar suggests end of the world is next week
Paula Froelich, The New-York Post, le 13 juin 2020
https://nypost.com/2020/06/13/reading-of-mayan-calendar-suggests-end-of-the-world-is-next-week/
Pour
celles et ceux qui s'intéressent à l'histoire de la colonisation du
Canada et à l'oppression des populations autochtones, ce documentaire en
retrace un épisode méconnu, et il est gratuit jusqu'au 30 juin: The Pass System (Alex Williams / Canadá / 2015 / 51 ' / English) https://vimeo.com/ondemand/thepasssystemfilm
Code:
justice (attention, ce n'est pas un "code VIP", il faut faire comme si
vous vouliez louer le film, et juste à la fin, au lieu de payer, vous
mettez le code)
19 juin 18h: conférence virtuelle de Belkacem Meziane sur Gil Scott-Heron
https://www.facebook.com/events/843461242845302/